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La Sarre: des parents se font tatouer des pompes à insuline en signe de solidarité avec leur fils diabétique 0

Par Yvon Audet

Camille Boivin et Philippe Aumond, de La Sarre, se sont faits tatouer des pompes à insuline sur l'estomac, l'an dernier, en signe de solidarité avec leur fils Jacob, 5 ans et diabétique, et ils ont raconté récemment leur belle histoire d'amour aux employés de Medtronic, à Brampton, Ontario.

Le garçon a reçu un diagnostic de diabète de Type 1 en janvier 2010. Son pancréas ne fonctionne plus. «Il devait recevoir quatre à cinq injections d'insuline par jour pour gérer les sucres qu'il mangeait aux repas, situation très difficile à gérer», a raconté sa mère à l'Écho, le 20 décembre. À la suite des conseils de leur médecin, les parents se sont tournés vers la pompe à insuline «qui n'est pas donnée». La maladie de leur seul enfant leur causait «un gros stress financier».

Ils ont lancé une levée fonds, à l'été 2010, pour les aider, parce que les pompes et les accessoires coûtent plus de 10 000 $ et ne sont pas couverts par la Régie de l'assurance maladie, comme l'avait souligné Mme Boivin, à l'époque. «Les gens de La Sarre et des environs ont été très généreux», affirme-t-elle aujourd'hui. «Nous avons récolté 14 269 $. Cet argent a permis d'acheter la pompe et le lecteur de glycémie en continu. De plus, nous avons donné 1000 $ à une maman qui avait besoin d'une pompe pour son garçon diabétique, et 1000 $ à un Camp pour enfants diabétiques.»

Installation

Jacob a reçu sa pompe en août 2010. «Nous l'avions préparé de façon très positive et il avait hâte de la recevoir», selon sa mère. «Elle lui permettait d'avoir une vie plus normale. Nous passions de plusieurs injections d'insuline par jour à un changement de cathéter aux deux ou trois jours. Les appareils favorisent des traitements plus précis et procurent plus de liberté au niveau alimentaire.»

Seul au monde

Jacob a commencé à exprimer de l'angoisse peu après et il se sentait très seul. «Maman, est-ce que je suis le seul enfant au monde à avoir une pompe?» m'a-t-il demandé un jour», de rappeler Mme Boivin. «Une telle question déchire le coeur d'une maman et d'un papa!»

Tatouage

Ses parents ont discuté pour trouver une solution. De là est née l'idée de se faire tatouer une pompe à insuline sur l'estomac. Ils ont trouvé un artiste à Joliette, pour exécuter le travail. «Il a été tellement touché par notre histoire qu'il a fait les tatouages à rabais, en octobre 2010», de dire la mère de l'enfant.

Sa réaction: «il était émerveillé et très heureux quand il les a vus».

Invités par Medtronic

Leur histoire s'est retrouvée sur Internet et s'est rendue jusqu'à Medtronic.

Fondée il y a 50 ans, cette multinationale fabrique divers équipements comme des stimulateurs cardiaques à pile et des pompes à insuline.

Elle a créé, en 1960, le Programme annuel des Fêtes de Medtronic: un événement au cours duquel des patients vont témoigner de la façon dont la technologie médicale a amélioré leur existence. Au Canada, il a lieu à Brampton, Ontario. «Ces témoignages inspirent les employés», de dire Mme Boivin. «Ils leur prouvent comment les appareils médicaux sauvent des vies et améliorent la qualité de celle de beaucoup de gens.»