Les Malarticois invités à appliquer les solutions

Myriam Grenier myriam.grenier@tc.tc
Publié le 3 octobre 2015

La journée a accueilli une centaine de participants.

©Photo TC Média – Myriam Grenier

Avec 21 solutions proposées pour atténuer, compenser ou annuler les nuisances vécues par la présence de la mine Canadian Malartic, les citoyens sont maintenant invités à les mettre en application.

Avec l’aide de l’entreprise En mode solutions, la minière a tenu sa journée d’atelier de co-construction en présence de près de 100 citoyens, organismes, employés, élus et gens d’affaires, le samedi 3 octobre.

Au début de la journée, les gens ont identifié les impacts vécus selon différents enjeux, dont la poussière et la qualité de l’air, le bruit, les vibrations et la circulation.

«On a ensuite réalisé un blitz de solutions pour chacun des enjeux. Les gens pouvaient bouger d’une table à l’autre pour discuter, a indiqué Yahya Baby, associé et fondateur de En mode solutions.

«C’est bien beau d’avoir des solutions, mais il faut aussi que des gens les portent pour qu’elles se réalisent. Des personnes se sont levées et ont proposé de travailler sur telle solution. D’autres sont venus les rejoindre», a-t-il expliqué.

Le maire de Malartic, Martin Ferron.
TC Média - Myriam Grenier

«Pas droit à l’échec»

Selon différents intervenants rencontrés, la journée s’est déroulée dans une ambiance agréable. «Comparativement à d’autres activités sur le sujet, il n’y a pas eu de «chialage» et de séance de défoulement collectif. C’était positif et orienté vers les solutions. Il y avait une belle énergie», a estimé Yannick Richard de la Chambre de commerce de Malartic et citoyen.

«J’aime que ce soit nous autres qui apportons les solutions et qui allons s’arranger pour les mettre en place, pas la compagnie. J’ai hâte de voir ce que la mine fera avec toutes ces informations. Il reste un gros travail à faire. Je donne la chance au coureur», a indiqué une citoyenne, Nathalie Touzin.

«Tout le monde a travaillé ensemble dans le respect des opinions. Avec cette journée, on rétablit de bonnes basses. On va suivre cette démarche de près. Il n’y a pas de place à l’erreur, le processus doit réussir», a fait valoir le maire Martin Ferron.

La mine satisfaite

Pour la minière, la journée se termine sur une note positive. «On veut travailler dans ce sens, tout le monde ensemble. Faire des batailles d’experts un à un ne nous fera pas avancer. À moyen et long terme, on espère aller vers une meilleure cohabitation. Si la majorité des gens de Malartic sont heureux, je vais être content», a conclu le directeur de la mine, Serge Blais.

Yahya Baby de l’entreprise En mode solutions.
Photo TC Média – Myriam Grenier

 

La suite de la co-construction

L’entreprise En mode solutions comptabilisera les impacts et les solutions proposées dans un cahier, remis à la Canadian Malartic. Celle-ci publiera les résultats dans les prochaines semaines sur son site internet. Ensuite, des comités de travail seront mis en place selon les enjeux et les gens intéressés à s’impliquer pourront le faire pour mettre en place ses solutions.

Quelques idées proposées

- adapter les bâtiments pour éviter les bris de structures

-      Augmenter la durée des sautages

-      Aller chercher des experts indépendants

-      Acquérir les maisons

-      Créer une zone tampon

-      Établir un protocole d’entente

-      Installer des dos d’âne pour réduire la vitesse

-      Augmenter la présence policière

-      Planter de gros arbres sur le mur vert

-      Payer le nettoyage extérieur des maisons

-      Cesser les activités minières la nuit