Il y a eu 15 urgences environnementales entre 2014 et 2016 en A-T


Publié le 25 janvier 2017

Urgence-Environnement peut être appelé à intervenir partout sur le territoire québécois, en tout temps.

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Il y a eu 15 incidents traités par Urgence-Environnement, un organe du ministère du Développement durable, de l’Environnement et la Lutte contre les changements climatiques entre 2014 et 2016.

Il y a eu huit urgences du même type dans le Nord-du-Québec pendant la même période.

37 tonnes de concentré de cuivre

Le dernier incident en date, en région, est un déversement de 37 tonnes de concentré de cuivre, à Nédelec, le 1er septembre 2016. L’incident de catégorie 1 ne représentait pas un danger et ses conséquences étaient sommes toutes mineures, selon la définition. Le déversement, qui impliquait Transport LPT s’est produit sur la route 101, et a touché le sol, un fossé et un champ agricole à proximité.

Un peu plus tard, le 7 décembre, un déversement de diesel, a eu lieu en territoire cri, à la Baie-James. Une quantité estimée à 4 500 litres de diesel déversé a demandé l’intervention D’Urgence-Environnement. « Un trou a été creusé immédiatement dans l’argile pour endiguer le produit. Nous mettons en œuvre toutes les mesures pour nous assurer de la sécurité de la population et de la protection de l’environnement », avait expliqué Sophie Gauthier, porte-parole, région Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Une équipe spécialisée s’est rendue sur place pour récupérer le produit. L’incident, qui impliquait Pétronord a été classé catégorie 2, ce qui indique des risques plus importants sur l’environnement ou la santé humaine.

25 000 litres de lait et 23 000 litres d’oxygène

Les déversements peuvent être de différentes natures. Le 15 août 2014, 25 000 litres de lait ont été déversés lors d’un incident impliquant Nortern Ontario Milk Transport. L’incident de catégorie 1 a affecté le sol, un fossé et un cours d’eau, à St-Eugène-de-Guigues. Le 4 juin 2014, 23 000 litres d’oxygène liquides ont été perdus à Cadillac. Le milieu touché selon le Ministère aura été l’air et la compagnie impliquée était Air Products – Transport Lavoie.

Le 28 février 2016, 20 000 litres d’essence et de diesel ont été déversés sur la route 109, à St-Dominique du Rosaire. L’incident impliquait Transport Jacques Auger.

Le 7 octobre 2015, une quantité indéterminée de diesel a été déversée dans le fjord de Salluit par Transport Desgagnés. L’incident a été classé catégorie 2. Le 2 août 2015, un déversement de 14 000 litres de diesel a affecté un ruisseau et la baie d’Hudson, à Ivujivik, la communauté la plus nordique du Québec. L’incident s’est produit à la centrale d’Hydro-Québec qui approvisionne la communauté en électricité.

 

Les catégories d’incidents environnementaux, en bref

Catégorie 1 : Il s’agit d’un événement aux impacts mineurs faciles à identifier, facilement contrôlables et où la santé humaine n'est pas affectée.

Catégorie 2 : Indique un événement plus important, mais contrôlable avec des impacts assez importants sur l’environnement, les habitats ou la santé humaine, qui peuvent être difficiles à identifier. Ça peut impliquer des pertes matérielles importantes.

Catégorie 3 : L'événement concerne des matières dangereuses susceptibles d'avoir des impacts graves, catastrophiques ou difficilement identifiables sur l'environnement, les habitats ou les humains. La situation peut être hors de contrôle. Des mesures d’urgence d'envergure doivent être déployées. La santé physique et/ou psychologique de la population est affectée; les pertes matérielles peuvent être importantes, ou encore l'information auprès des citoyens et des médias peut représenter un défi majeur.