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IRM: Le ministre de la Santé va à l’encontre de la volonté régionale

Le CISSSAT refuse de réagir


Publié le 11 octobre 2017

L’hôpital d’Amos réclamait depuis 2012 un appareil fixe d’IRM, notamment pour répondre aux besoins de ses spécialisations en orthopédie et en traumatologie. À la fin septembre 2017, le CISSSAT avait annoncé que la région s’était finalement concertée pour favoriser cet objectif. Trois semaines plus tard, le ministre Gaétan Barrette a coupé court à cette volonté en imposant le statu quo.

©TC Media - Archives

La région a subi un revers de taille dans la matinée du 11 octobre, alors que, allant à l’encontre de la volonté qui avait été exprimée à l’unanimité, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Dr Gaétan Barrette, a annoncé que l’appareil d’imagerie par résonance magnétique (IRM) allait demeurer mobile.

Lors de sa séance du 21 septembre, le conseil d’administration du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) avait pourtant décidé à l’unanimité que le service d’IRM serait finalement implanté de manière permanente à Amos. L’hôpital local réclamait cet appareil fixe depuis 2012, notamment pour répondre aux besoins de ses spécialisations en orthopédie et en traumatologie.

Le président du conseil d’administration, Claude N. Morin, avait également mentionné que le CISSSAT avait amorcé des démarches pour obtenir un deuxième appareil d’IRM. On planifiait l’installer à Rouyn-Noranda lorsque le centre régional de radiothérapie allait avoir démarré ses activités.

Le CISSSAT avait aussi prévu un service de navette pour que les patients du Témiscamingue, plus éloignés que ceux des autres MRC, aient facilement accès à l’IRM à Amos.

Le CISSSAT s’abstient de tout commentaire

L’échéancier pour l’aménagement du service à Amos n’avait pas été établi puisque le ministère de la Santé et des Services sociaux devait approuver le modèle qui lui avait été soumis par le CISSSAT pour répondre efficacement aux besoins de la région. Le 11 octobre, au lieu d’une confirmation, le Dr Barrette a fait fi du modèle proposé par et pour la région pour plutôt conserver le statu quo.

Appelée à réagir sur cette douche froide, la haute direction du CISSSAT a indiqué qu’elle n’accorderait pas d’entrevue et qu’elle s’abstiendrait de tout commentaire.

Assurer un accès équitable partout

Par voie de communiqué, le CISSSAT a évoqué que cette orientation du ministre Barrette allait «tout de même favoriser l’actualisation de pistes d’optimisation permettant une amélioration dans l’offre de service à la population».

La liste d’attente et des rendez-vous sera centralisée pour, soutient-on, assurer un accès équitable partout dans la région. Cette gestion devrait faciliter l’intégration de rendez-vous en urgence au besoin. La catégorisation des priorités et des protocoles pour les examens devrait également être harmonisée, affirme-t-on.