Une Amossoise dirige la Chambre de commerce du Canada à Shanghai


Publié le 11 février 2017

Hélène Larochelle (à gauche) en compagnie de la politicienne Christya Freeland, qui était alors ministre du Commerce international dans le gouvernement canadien.

©Photo gracieuseté

Partie d’Amos pour ses études collégiales il y a 16 ans, Hélène Larochelle n’a pas connu un parcours typique. Son amour du voyage et des langues l’a amenée à devenir aujourd’hui la directrice générale de la Chambre de commerce du Canada à Shanghai, en Chine.

Je me suis trouvée à la bonne place au bon moment Hélène Larochelle

Née à Sainte-Gertrude et déménagée à Amos alors qu’elle était en deuxième année du primaire, Hélène Larochelle a commencé à voyager assez tôt. Après le secondaire, un voyage en Colombie-Britannique lui a permis de jeter les bases de son anglais, qu’elle a ensuite perfectionné en faisant un baccalauréat dans une université américaine. Après un séjour d’un peu plus de deux ans à titre notamment de chef de mise en marché pour les boutiques Marie-Claire au Québec, Hélène Larochelle se dirige vers le Japon en 2010.

«Ce sont les études et le travail qui m’ont amenée dans cette partie du monde. J’ai fait mon baccalauréat et ma maîtrise à Tokyo et j’ai travaillé pour plusieurs entreprises japonaises (Fancl Corporation, Sony et la Chambre de commerce du Canada pendant trois ans à titre de gouverneure et présidente du comité des événements). J’aime les défis, le changement et j’aime sortir de ma zone de confort», raconte Hélène Larochelle pour expliquer ses choix.

Un bon timing

Comme dit le vieil adage, qui prend mari prend pays. Comme son conjoint (un Australien d’origine) décroche un boulot en Chine, Hélène Larochelle emboîte le pas après huit ans au Japon. Tant qu’à être dépaysée. Elle ne met pas beaucoup de temps à se faire des relations. Ses qualités ainsi que son expérience antérieure sont rapidement remarquées.

«Après être arrivée en Chine, je suis allée dans un événement organisé par la Chambre, où j’ai eu la chance de rencontrer et discuter avec des membres du conseil. À ce moment-là, leur directrice générale venait de changer de poste et ils cherchaient à la remplacer. Je me suis trouvée à la bonne place au bon moment, mentionne humblement Mme Larochelle. J’ai échangé mes cartes d’affaires avec quelques-uns d’entre eux et, un mois plus tard, on m’appelait pour m’inviter à passer une entrevue.»

Encore deux ans

Hélène Larochelle, qui revient à Amos tous les ans pour visiter la famille, est actuellement sous contrat pour environ deux ans encore avec la Chambre de commerce du Canada, un organisme privé dont la mission est entre autres de soutenir les entreprises canadiennes en Chine. Elle aime bien sa vie là-bas.

«Shanghai est une ville extraordinaire avec un dynamisme et une énergie comme nulle part ailleurs. Établir des relations avec les Chinois n’est pas facile, mais quand c’est fait, c’est pour longtemps. Pour l’instant, nous sommes très heureux ici, mais nous ne pensons pas y finir nos jours. Nous partirons probablement à la fin de nos contrats respectifs, dans environ deux ans.»