Elle veut construire une minimaison dans sa cour pour sa mère


Publié le 17 mars 2017

La minimaison de la mère de Noémie aura un look différent, mais une taille similaire à celle-ci.

©Photo Depositphotos - Cris Kelly

La Ville de La Sarre a récemment accordé une dérogation mineure à une famille pour qu’elle puisse construire une minimaison sur son terrain afin d’accueillir la mère de Noémie Rousseau.

Mme Rousseau et son conjoint Dany Chamberland possèdent une terre d’une centaine d’âcres sur le rang 6 et 7 de La Sarre. Ils ont eu l’idée d’héberger la mère de Noémie pour sa retraite, mais plutôt que de l’installer dans une chambre de la maison, ils ont opté pour une solution qui lui laisserait son autonomie et sa vie privée, soit une minimaison.

«Ma mère s’est occupée de ses propres parents pendant plus de 15 ans, mais ils sont récemment décédés, a raconté Noémie Rousseau. Ma mère habitait dans un logement au-dessus de la maison et ses parents au rez-de-chaussée.»

Les grands-parents de Mme Rousseau ont éventuellement été déplacés au CHSLD et sa mère a continué d’habiter seule la maison familiale.

Avec le décès des grands-parents, la décision a été prise de vendre la maison. «Puisqu’elle était aidante naturelle, elle n’a pas de gros revenus, alors on ne voulait pas qu’elle se retrouve dans un petit logement modique, a indiqué Mme Rousseau. C’est donc de là que nous est venue l’idée de construire une minimaison.»

Noémie veut en profiter pour redonner à sa mère ce que celle-ci a donné à ses propres parents. «Je vais maintenant pouvoir m’occuper de ma mère, mais elle va également garder son intimité», a-t-elle affirmé.

Vivre dans 300 pieds carrés

Sur leur terrain, un petit lot offre une place idéale pour construire la minimaison. La famille au complet va aider à construire l’immeuble qui sera installé sur des pieux vissés. Un champ d’épuration sera installé à proximité et l’eau proviendra de la maison. «Elle va avoir une chambre, une salle de bain, une cuisine et salon ainsi qu’une petite chambre sur la mezzanine pour ses deux petites-filles», a expliqué Noémie Rousseau.

Les travaux devraient débuter au printemps pour que la mère de Noémie puisse s’installer au plus tard en septembre.

Un précédent pour la Ville

Ce genre de dérogation n’est pas chose courante pour le conseil de Ville. «Ce n’est pas une pratique qu’on veut encourager et que l’on va encadrer parce qu’on veut s’assurer qu’il n’y en ait pas partout», a expliqué la directrice générale de La Sarre, Isabelle D’Amours.

Le conseil a accepté la demande de la famille de Noémie Rousseau parce qu’ils habitent dans un secteur isolé avec un très grand terrain. Rappelons que la Ville est présentement en train de développer un quartier spécifiquement pour construire des petites maisons. Elle veut donc éviter de voir ce genre d’installation partout sur son territoire.