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La Vallée-de-l'Or gère les matières résiduelles depuis 10 ans


Publié le 20 avril 2017

Le préfet de la Vallée-de-l'Or, Pierre Corbeil, en compagnie de Yvon Frenette, l'un des pionniers de la MRCVO, et de Marco Veilleux, directeur du service de l'environnement.

©Photo TC Média – Thomas Deshaies

La MRC de la Vallée-de-l'Or a intégré la gestion des matières résiduelles au sein de son organisation il y a plus de 10 ans.

Rappelons qu'en 2006, le gouvernement du Québec voulait limiter la construction de nouveaux sites d'enfouissement, forçant les municipalités à changer leurs méthodes. Les Villes de la région devaient donc unir leurs forces pour trouver une solution durable, puisque plusieurs de leurs dépotoirs ne pouvaient plus recevoir de déchets.

C'est phénoménal tout ce que la MRC a réussi à faire.

Yvon Frenette

Yvon Frenette a été conseiller municipal à la Ville de Val-d'Or pendant plus de 24 ans et a œuvré pour que la MRC hérite du dossier. Dans l'édifice qui porte son nom, il a expliqué la genèse du projet aux journalistes, lors d'une conférence de presse jeudi.

Éviter la mainmise du privé

Le préfet de la Vallée-de-l'Or, Pierre Corbeil, en compagnie de Yvon Frenette, l'un des pionniers de la MRCVO, et de Marco Veilleux, directeur du service de l'environnement.
Photo TC Média – Thomas Deshaies

«Les grosses compagnies privées voyaient le marché et voulaient se l'approprier», se rappelle M. Frenette. Pour éviter que le privé se fasse du profit indûment, les élus de l'époque ont plutôt envisagé d'autres avenues. La Ville de Val-d'Or a très vite fait part de son intérêt à mettre sur pied le projet, ce qui causait toutefois de l'incertitude chez les autres municipalités. Ils craignaient que Val-d'Or impose des tarifs plus élevés en ayant le monopole du marché, comme auraient pu le faire les entreprises privées.

«On s'est assis et on a discuté, souligne M. Frenette. Le dossier a vraiment bien cheminé au niveau de nos partenaires à partir de ce moment-là». Ainsi, d'un commun accord, les municipalités ont décidé de confier la gestion des matières résiduelles à la MRCVO.

Lorsque la minorité a raison

M. Frenette, s'est avoué surpris par la vitesse à laquelle les choses ont par la suite déboulés. «C'est phénoménal tout ce que la MRC a réussi à faire», se réjouit-il. Pourtant, les débuts ont été houleux et semés d'embûches.

«À l'origine, quand on a implanté le recyclage, on a 5 personnes à temps plein qui prenaient des téléphones (plaintes). On a fait cela pendant un mois et ce n'était pas drôle tous les jours», se souvient le directeur du Service de l'environnement, Marco Veilleux. Au fil des ans, l'idée à la marge est ensuite devenue la norme.

Alors que la MRCVO œuvre à la mise sur pied d'une plateforme de compostage, le vent semble définitivement avoir tourné en faveur de l'environnement. «Les gens attendent après nous, ils ne sont pas rebiffés par ce qu'on annonce, souligne M. Veilleux. C'est une dynamique qui est très différente pour implanter un projet.»

Plusieurs projets à venir

Le Service de l'environnement a de nombreux projets sur la table à dessin pour recycler de plus en plus de matière. «Il y a rien dans le développement de la gestion des matières résiduelles qu'on ne va pas étudier», souligne M. Veilleux.

Bien que le bilan démontre un ralentissement quant à la quantité de matières recyclées, la MRCVO prévoit solliciter davantage les entreprises et innover dans leurs pratiques. Selon M. Veilleux, il faut aussi considérer que les entreprises sont plus responsables et ne produisent plus autant d'emballage, ce qui diminue la quantité de matières produites et recyclées.