Canadian Malartic plus de 500 fois dans les nouvelles en 2016…


Publié le 19 mai 2017

Les activités de la mine Canadian Malartic font régulièrement les manchettes des médias, pour les bonnes raisons comme les moins bonnes.

©Photo TC Média - Dominic Chamberland

Pour les bonnes et les moins bonnes raisons, la mine Canadian Malartic ne reste jamais bien longtemps sans faire les manchettes des médias d’information.

Et son directeur général Serge Blais dit bien vivre avec cette situation. «Ce n’est pas négatif, nous sommes contents d’être couverts», a-t-il affirmé lors de sa récente présentation dans un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Val-d’Or.

En traçant le bilan 2016 de la minière, M. Blais a dévoilé des chiffres qui ont de quoi surprendre. Et faire sourire aussi. «Nous avons fait l’objet de 509 articles ou nouvelles dans les médias au cours de l’année et il ne s’est jamais passé plus que huit jours sans que l’on soit dans les journaux, a-t-il précisé. C’est correct, nous sommes conscients d’être un gros joueur.»

Évidemment, la mine Canadian Malartic ne fait pas toujours les manchettes pour des raisons positives, qu’on pense à ses démêlés avec le Comité citoyens de la zone sud, les Algonquins ou certains groupes environnementaux, par exemple.

À certains moments, on a l’impression qu’une controverse n’attend pas l’autre. Sauf qu’en mettant tout en perspective, les choses se passent beaucoup mieux en réalité, selon Serge Blais.

«Oui, il y a les gros titres dans les médias, mais dans les faits, nous avons une relation très harmonieuse avec la population de Malartic. Ce n’est pas un hasard si 96% des citoyens ont embarqué dans le Guide de cohabitation», a fait valoir M. Blais.

«On est solides en environnement»

Cela dit, on ne fera jamais parler Serge Blais contre les opposants de la minière. «Pour moi, il n’y a pas de chiâleux, ça ne fait d’ailleurs plus partie de notre langage, chacun a droit à son opinion, a-t-il mentionné. Aucun projet dans la province, même pas le nouveau Colisée à Québec, est appuyé par 100% des gens. Il faut respecter ça.»

Faisant valoir que la mine a stoppé ses opérations plus souvent que jamais en 2016 pour une question de qualité de l’air (versus la direction du vent), M. Blais est très fier de la performance environnementale de Canadian Malartic, quoi qu’on en dise.

«Nous sommes totalement conformes aux normes pour la poussière et le bruit. On est solides en environnement, on accote n’importe qui, a-t-il soutenu. Sans être parfaits, nous avons fait un grand pas en avant et on travaille fort pour s’améliorer. On n’hésite pas à arrêter les opérations quand il le faut; personne chez nous ne veut être l’équipe blâmée pour non-conformité», a indiqué M. Blais.

«On va se défendre»

Serge Blais a beau parler de relations harmonieuses avec la population de Malartic, n’en reste pas moins que la minière fait face à un recours collectif en justice de la part du Comité citoyens de la zone sud.

«C’est dommage, mais c’est le choix qu’ils ont fait, ils ont leurs raisons, on vit dans un pays libre, a-t-il raconté en rappelant que 83% des citoyens de la zone sud ont adhéré au Guide de cohabitation. «Les procédures judiciaires seront très longues, beaucoup plus que deux ans, ce sera technique, il y aura des experts, etc. C’est juste le début et on va se défendre», a ajouté M. Blais.