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Plus de 30 heures avant d’avoir accès à un vétérinaire


Publié le 10 août 2017

La propriétaire de Ty-Pou soutient son cheval en attendant l’analyse du vétérinaire.

©Photo TC Media - Marc-André Gemme

Il aura fallu plus de 30 heures avant que Ty-Pou puisse voir un vétérinaire. Ses propriétaires ont dû en faire venir un de la région de Montréal parce qu’aucun de la région ne pouvait se déplacer.

On peut voir l'impact du front de Ty-Pou sur la clôture.
Photo TC Media - Marc-André Gemme

Ty-Pou a souffert d’une fracture au niveau de la tête, la cause exacte de cet accident est inconnue. «Ce qu’on pense c’est qu’il s’est roulé dans le sable, se serait accroché les pattes sous la clôture et en se relevant il s’est cogné», a raconté la propriétaire et cavalière du cheval, Annabelle Drolet.

L’incident se serait produit tôt dans l’après-midi du mercredi 9 août dernier. Le père d’Annabelle, Jean-Pierre Drolet est arrivé sur les lieux vers 18 h le même jour.

Pénurie de vétérinaires

«J’ai contacté le vétérinaire d’Amos, mais ils ne font plus de chevaux depuis deux ans, a indiqué Jean-Pierre Drolet. J’ai appelé au Témiscamingue, mais ils m’ont répondu qu’ils ne couvraient pas l’Abitibi-Ouest. Après ça j’ai appelé Mont-Laurier, on m’a répondu qu’ils ne couvraient que Val-d’Or et Amos et qu’ils ne faisaient pas d’urgence.»

Désespéré, M. Drolet a contacté l’ordre des vétérinaires pour se faire répondre qu’ils ne pouvaient pas obliger un vétérinaire à se déplacer pour donner des soins. «Alors j’ai appelé le syndicat des vétérinaires, ils m’ont répondu bonne chance alors j’ai continué d’appeler des vétérinaires de partout jusqu’à ce que j’en trouve un qui a accepté de se déplacer.»

Après avoir fait huit heures de route, le Dr Germain Nappert est arrivé de Lachute sur la ferme de Macamic vers 18 heures le jeudi 10 août.

De toute évidence, ce déplacement va coûter une fortune à la famille, mais c’est le dernier de leurs soucis. «Je n’ai aucune idée de combien ça va coûter, ce n’est pas important», a souligné M. Drolet.

La famille ne comprend pas comment un tel manque peut se produire dans une région qui compte de nombreux éleveurs de chevaux. «On en a pour les vaches, pour les chats, les chiens, les serpents, mais pas pour les chevaux, a lancé M. Drolet. En plus que c’est de plus en plus populaire, il y a des festivals partout, comme le rodéo de La Sarre, c’est incompréhensible qu’il n’y en ait aucun ici.»

Un ami d’enfance

Annabelle, qui pratique le gymkhana depuis l’âge de quatre ans a grandi avec Ty-Pou. «Je fais de la compétition avec ce cheval depuis que j’ai neuf ans, j’en ai aujourd’hui 17, a raconté Annabelle Drolet. Ce cheval-là est né chez nous, c’est mon père qui l’a dompté pour moi, j’ai grandi avec et aujourd’hui on fait tout pour le sauver.»