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La Rentrée volume 2


Publié le 8 septembre 2017

Marc Lemay

©TC Media - Archives

Les jeunes du primaire et du secondaire viennent de retourner sur les bancs d’école, mais ils ont été précédés par ceux du cégep et de l’université. On appelle à juste titre ces étudiants, ceux du postsecondaire.

Je ne veux pas, par cette chronique, faire le tour des institutions postsecondaires du Québec. Je crois qu’il faut plutôt s’attarder à nos institutions en région. On n’insiste pas assez sur l’importance du cégep ou d’une université pour une région comme la nôtre.

Pour moi, c’est non seulement important d’avoir ces institutions, il en va de l’avenir même de notre coin de pays. J’exagère à peine. Sans cégep et sans université, ça veut dire l’exode de nos jeunes vers les grands centres pour y parfaire une formation. Ce faisant, peu d’entre eux ont tendance à revenir en région une fois leurs études complétées.

Apport majeur indéniable

Je n’ai pas à analyser les programmes offerts; ce n’est pas mon rôle. Mais je me dois de souligner l’apport des institutions postsecondaires dans le développement social, culturel, économique et quoi encore pour une région comme l’Abitibi-Témiscamingue.

Quand on regarde le développement de notre cégep aux quatre coins de notre région et de l’UQAT partout, même dans le Grand Nord, dans les communautés autochtones, on se rend vite compte que les formations prodiguées appuient le développement de nos communautés et des entreprises qui y vivent et y prospèrent. Qui plus est, on forme dans ces institutions les leaders de demain dans beaucoup de domaines.

Contrer l’exode des jeunes

Or, ce n’est pas tout le monde qui peut avoir accès au cégep et encore moins à l’université. Mais imaginez si aucun de ces établissements n’avait un pied à terre chez nous. Il faut inciter et encourager nos jeunes à la persévérance scolaire, oui, mais il faut aussi leur permettre de poursuivre leur rêve scolaire dans leur région le plus possible. Ce n’est pas dans tous les domaines qu’on puisse le faire, j’en conviens, mais on doit tout mettre en œuvre pour offrir des programmes adaptés à leurs besoins.

De partout dans le monde

Par ailleurs, nos institutions postsecondaires, grâce à la vision de leurs dirigeants, réussissent à attirer des étudiantes et étudiants étrangers, de plus en plus nombreux. Plus de 30 nationalités seront ainsi représentées à l’UQAT cette année. C’est assez extraordinaire! Même chose pour le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, qui recrute maintenant des étudiants dans toute la Francophonie. C’est le signe d’institutions dynamiques et ouvertes sur le monde et ça, dans une région comme la nôtre, ça compte beaucoup.

Je n’aime pas beaucoup ce mot, mais le melting pot des étudiants ne peut que permettre le développement de nos jeunes. Se mélanger aux autres fait en sorte qu’on s’éloigne de la célèbre maxime «la méconnaissance entraîne la méfiance».

Bonne rentrée à tous et à toutes et, surtout à toi, d’où que tu viennes, bienvenue chez nous.