Forex Amos: un projet aux multiples retombées

Martin Guindon martin.guindon@tc.tc Publié le 4 novembre 2015

Pour la production de LVL, Forex Amos a besoin de billes de bois de qualité déroulage, c’est-à-dire de grande qualité.

©gracieuseté - Danae Ouellet

Un projet comme celui de Forex Amos générera de multiples retombées, tant localement que régionalement.

D'abord, il y a les incontournables retombées économiques liées au projet dans lequel Forex a investi 70 M $. Environ 10 M $ servent au redémarrage dans l'ancienne usine de LVL et 60 M $ iront à la construction d'une nouvelle usine de panneaux OSB (voir encadré).

On innove encore une fois, c'est dans l'ADN de Forex

Joanic Cossette

Voyez aussi:

Forex se prépare à enfoncer des pieux à Amos

«Pour nous, l'achat local est une réalité quotidienne, assure le directeur Joanic Cossette. On donne toujours la chance aux locaux, que ce soit pour des fournitures, des opérations, des services, etc.»

Depuis la relance des opérations de son usine LVL, Forex Amos achète aussi son bois auprès des producteurs privés de la région et des lots intramunicipaux. «Les démarches sont longues avec le ministère des Forêts pour obtenir nos approvisionnements en forêt publique», précise M. Cossette, rappelant qu'il faudra à terme 750 000 mètres cubes de bois feuillu (66 % peuplier faux-tremble, 33 % bouleau) pour opérer les deux usines.

Les équipements de l'ancienne usine de Temlam ont été bien conservés par Investissement Québec. «Ils répondent encore mieux que nous ne l'avions anticipé», affirme Joanic Cossette.
gracieuseté - Danaë Ouellet

Plus de 260 emplois

Puis il y a la création de plus de 260 emplois directs. Si déjà une cinquantaine de personnes sont à l'emploi de Forex Amos, ce nombre devrait atteindre la centaine d'ici la fin de l'année pour l'usine de LVL (voir l'encadré).

La construction de nouvelles annexes qui accueilleront l'usine de panneaux OSB générera à son tour des emplois. Par la suite, son opération nécessitera elle aussi environ 100 travailleurs, pour une masse salariale totale de 15 M $ à terme. Forex Amos créera aussi entre 60 et 80 emplois dans la gestion de sa cour à bois confiée en sous-traitance.

Consolider l'industrie

Là où Forex Amos pourrait jouer un rôle très important qui ne peut facilement être chiffré, c'est dans la consolidation de l'industrie forestière régionale. Celle-ci regroupe environ 30 entreprises pour plus de 2250 emplois directs. La forêt publique régionale est constituée à 36 % de peuplements mélangés et 20 % de peuplements purs de feuillus.

Le redémarrage de la chaudière à biomasse a eu lieu en juin.
gracieuseté - Danaë Ouellet

«En ce moment, il n'y a qu'un preneur dans la région pour le bois feuillu et c'est Norbord La Sarre. On représente donc une solution pour les scieurs de résineux qui sont pris avec des volumes de feuillus qu'ils ne peuvent récolter. Ils pourront donc aller chercher tout ce bois dont ils se privent parce qu'ils ne pouvaient pas écouler le feuillu. C'est difficile à calculer, mais je pense que ce sera notre impact collatéral le plus grand. Notre arrivée va permettre de consolider plusieurs emplois», estime Joanic Cossette.

Un complexe forestier unique

Ce dernier est aussi revenu sur le concept unique du complexe forestier qui utilisera 100 % de la fibre grâce à ses deux processus de transformation. L'usine de LVL utilisera à 100 % du peuplier faux-tremble de qualité déroulage. La production de panneaux OSB nécessitera de billes de peuplier et de bouleau de moindre qualité.

«Personne d'autre ne fait ça au monde. Les deux types d'opérations sur le même site vont nous permettre d'utiliser l'arbre au complet. Toutes les parties de l'arbre seront utilisées, incluant les rejets. On innove encore une fois, c'est dans l'ADN de Forex», rappelle Joanic Cossette.

 

Forex Amos: un projet aux multiples retombées

Martin Guindon martin.guindon@tc.tc Publié le 4 novembre 2015

Pour la production de LVL, Forex Amos a besoin de billes de bois de qualité déroulage, c’est-à-dire de grande qualité.

©gracieuseté - Danae Ouellet


Un projet comme celui de Forex Amos générera de multiples retombées, tant localement que régionalement.

D'abord, il y a les incontournables retombées économiques liées au projet dans lequel Forex a investi 70 M $. Environ 10 M $ servent au redémarrage dans l'ancienne usine de LVL et 60 M $ iront à la construction d'une nouvelle usine de panneaux OSB (voir encadré).

On innove encore une fois, c'est dans l'ADN de Forex

Joanic Cossette

Voyez aussi:

Forex se prépare à enfoncer des pieux à Amos

«Pour nous, l'achat local est une réalité quotidienne, assure le directeur Joanic Cossette. On donne toujours la chance aux locaux, que ce soit pour des fournitures, des opérations, des services, etc.»

Depuis la relance des opérations de son usine LVL, Forex Amos achète aussi son bois auprès des producteurs privés de la région et des lots intramunicipaux. «Les démarches sont longues avec le ministère des Forêts pour obtenir nos approvisionnements en forêt publique», précise M. Cossette, rappelant qu'il faudra à terme 750 000 mètres cubes de bois feuillu (66 % peuplier faux-tremble, 33 % bouleau) pour opérer les deux usines.

Les équipements de l'ancienne usine de Temlam ont été bien conservés par Investissement Québec. «Ils répondent encore mieux que nous ne l'avions anticipé», affirme Joanic Cossette.
gracieuseté - Danaë Ouellet

Plus de 260 emplois

Puis il y a la création de plus de 260 emplois directs. Si déjà une cinquantaine de personnes sont à l'emploi de Forex Amos, ce nombre devrait atteindre la centaine d'ici la fin de l'année pour l'usine de LVL (voir l'encadré).

La construction de nouvelles annexes qui accueilleront l'usine de panneaux OSB générera à son tour des emplois. Par la suite, son opération nécessitera elle aussi environ 100 travailleurs, pour une masse salariale totale de 15 M $ à terme. Forex Amos créera aussi entre 60 et 80 emplois dans la gestion de sa cour à bois confiée en sous-traitance.

Consolider l'industrie

Là où Forex Amos pourrait jouer un rôle très important qui ne peut facilement être chiffré, c'est dans la consolidation de l'industrie forestière régionale. Celle-ci regroupe environ 30 entreprises pour plus de 2250 emplois directs. La forêt publique régionale est constituée à 36 % de peuplements mélangés et 20 % de peuplements purs de feuillus.

Le redémarrage de la chaudière à biomasse a eu lieu en juin.
gracieuseté - Danaë Ouellet

«En ce moment, il n'y a qu'un preneur dans la région pour le bois feuillu et c'est Norbord La Sarre. On représente donc une solution pour les scieurs de résineux qui sont pris avec des volumes de feuillus qu'ils ne peuvent récolter. Ils pourront donc aller chercher tout ce bois dont ils se privent parce qu'ils ne pouvaient pas écouler le feuillu. C'est difficile à calculer, mais je pense que ce sera notre impact collatéral le plus grand. Notre arrivée va permettre de consolider plusieurs emplois», estime Joanic Cossette.

Un complexe forestier unique

Ce dernier est aussi revenu sur le concept unique du complexe forestier qui utilisera 100 % de la fibre grâce à ses deux processus de transformation. L'usine de LVL utilisera à 100 % du peuplier faux-tremble de qualité déroulage. La production de panneaux OSB nécessitera de billes de peuplier et de bouleau de moindre qualité.

«Personne d'autre ne fait ça au monde. Les deux types d'opérations sur le même site vont nous permettre d'utiliser l'arbre au complet. Toutes les parties de l'arbre seront utilisées, incluant les rejets. On innove encore une fois, c'est dans l'ADN de Forex», rappelle Joanic Cossette.