Le sud de Malartic suspend son projet de recours collectif

Le rachat de maisons n’est plus vu comme un dernier recours par la mine

Patrick Rodrigue patrick.rodrigue@tc.tc
Publié le 5 avril 2016

Le CCZSVFM soutient s’exprimer au nom des résidents de plus de 700 maisons situées au sud de la voie ferrée qui sépare Malartic en deux parties. Selon le groupe, cette section de la ville subirait plus d’impacts que le reste, notamment en matière de poussières, de vibrations et de bruit.

©Photo gracieuseté - Redevances aurifères Osisko

Le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée de Malartic (CCZSVFM) a convenu de suspendre temporairement son projet de recours collectif contre la mine Canadian Malartic.

Lors d’une réunion citoyenne organisée le 4 avril 2016 à Malartic, le CCZSVFM a reçu la confirmation du Comité de suivi Canadian Malartic que la mine ne considérerait désormais plus l’acquisition de maisons comme une solution de dernier recours.

«Nous représentons les citoyens qui sont les plus impactés par les activités de la mine, alors cette ouverture face aux rachats des maisons est une très bonne nouvelle. Par contre, il reste à voir quels seront les critères d’acquisition et de compensation qui seront mis en place», a commenté Guy Morrissette, un des porte-paroles du CCZSVFM.

Protocole d’acquisition

À cet égard, le CCZSVFM devrait recevoir sous peu une version préliminaire d’un protocole où tous ces critères seront spécifiés. Il devra ensuite l’analyser et le remettre au Comité de suivi Canadian Malartic, qui se servira des commentaires et recommandations pour élaborer une version finale.

«Nous avons reçu confirmation du Comité de suivi Canadian Malartic que nous allons obtenir les fonds que nous demandons depuis un certain temps déjà pour embaucher des experts indépendants. Ceux-ci nous aideront à analyser la proposition de protocole», a fait savoir M. Morrissette.

Peu de temps

Si le CCZSVFM considère qu’il s’agit, là aussi, d’une autre bonne nouvelle, il s’interroge cependant sur l’échéancier prescrit. «Le protocole final devra être accepté d’ici la fin mai. Ça ne nous laisse que deux mois pour l’analyser. C’est peu, surtout si l’on considère que la grande majorité de nos membres travaillent à temps plein», a fait valoir Guy Morrissette.

En attendant, le CCZSVFM a convenu de suspendre temporairement les démarches de recours collectif qu’il a entreprises, le 15 février 2016, contre la mine Canadian Malartic. «Nous allons d’abord analyser le projet de protocole avant de décider si nous le déposons ou pas. En attendant, les démarches que nous avons amorcées en février auprès de nos avocats pour préparer le dossier se poursuivent quand même», a indiqué M. Morrissette.