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La Chambre de commerce de Val-d’Or préoccupée par la réforme Morneau


Publié le 11 octobre 2017

La Chambre de commerce de Val-d’Or craint les impacts de la réforme fiscale fédérale sur les entreprises de la région.

©Photo TC Média – Archives

À la Chambre de commerce de Val-d’Or, on fronce les sourcils quand il est question de la réforme fiscale de Bill Morneau.

Selon l’organisme, la réforme du ministre fédéral des Finances risque d’avoir des impacts négatifs sur les entrepreneurs de la région, soulignant que les modifications prévues à la fiscalité des entreprises toucheront trois volets importants : le fractionnement du revenu, le traitement des placements passifs et la déduction des gains en capital.

Encourager et valoriser les visées entrepreneuriales, c’est aussi assurer le maintien de notre bien-être collectif

Mario Thouin

«Notre crainte est que ce projet de réforme décourage le réflexe entrepreneurial et affecte la compétitivité de nos entreprises en haussant leur fardeau fiscal, exprime Mario Thouin, secrétaire-trésorier de la Chambre de commerce de Val-d’Or (CCVD), dans un communiqué de l’organisation.

«En plus de la concurrence internationale et de la pénurie de main-d’œuvre, l’Abitibi-Témiscamingue fait face à des défis majeurs en ce qui concerne la relève et le transfert d’entreprise, poursuit M. Thouin. Il est donc essentiel de créer un climat réglementaire et fiscal propice à la prise de risques et à l’investissement, un climat qui soutient la croissance de nos entreprises plutôt que de freiner leurs aspirations.»

Étude demandée

Tout en se disant consciente que le régime fiscal des sociétés privées pourrait être amélioré, la CCVD est d’avis qu’une étude d’impact économique doit être réalisée avant d’amorcer une réforme d’une telle ampleur.

L’organisme joint donc sa voix à celle de la Fédération des chambres de commerce du Québec pour réclamer du gouvernement fédéral qu’il prolonge les consultations avec le monde des affaires afin de trouver des mesures qui pourront permettre aux entreprises d’atteindre leurs objectifs sans compromettre les capacités entrepreneuriales.

«Il ne faut pas oublier que les entrepreneurs investissent de leurs poches, prennent des risques et assument l’entière responsabilité du destin de leurs entreprises, signale Mario Thouin.

«De plus, ils créent des emplois, paient des salaires et financent des régimes d’assurance et de retraite. Il faut garder en tête que si les outils fiscaux disponibles sont différents pour les entrepreneurs, c’est parce que leur réalité économique est différente, fait-il remarquer. Encourager et valoriser les visées entrepreneuriales, c’est aussi assurer le maintien de notre bien-être collectif», affirme M. Thouin.