Le minerai de Granada pourrait être usiné sur place


Publié le 18 mars 2017

En plus de l’étude pour évaluer la possibilité de construire une usine pour traiter le minerai du projet Granada, les forages se poursuivent sur la propriété en vue de doubler la taille du dépôt minéralisé d’ici deux ans.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Alors qu’elle prévoyait à l’origine faire usiner le minerai de son projet Granada dans une autre mine de l’Abitibi, Granada Gold Mine envisage à présent de construire sa propre usine.

Pour la première phase de son projet, la société envisage la production de 73 585 sur un horizon de trois ans à partir de 9 848 614 tonnes de minerai. Dans un rapport technique publié en 2014, Granada Gold Mine (alors Gold Bullion Development Corporation) planifiait de faire usiner son minerai à forfait par une autre société minière œuvrant dans la région.

Deux scénarios

La société envisage à présent d’exploiter sa propre usine. Deux scénarios sont à l’étude. Le premier évoque une infrastructure de pré-concentration capable de traiter jusqu’à 500 tonnes de minerai par heure. Celle-ci serait combinée à une usine de traitement conventionnelle de 50 tonnes par heure localisée en Ontario. L’autre scénario propose plutôt une usine de traitement complète qui assurerait toutes les étapes.

La société a conclu une entente avec la branche nord-américaine de la multinationale DRA Global en vue d’examiner le design, la construction, le mode de financement et le mode d’opération rattachés à ces deux scénarios. Le rapport est attendu pour le mois de mai.

«L’implication de DRA à titre de conseiller technique représente une étape importante pour le projet Granada. DRA possède une expertise non seulement dans les options d’usinage, mais aussi dans le design des fosses minières et dans les plans miniers», a mentionné Frank Basa, PDG de Granada Gold Mine.

Continuité entre les deux fosses

Le projet Granada pourrait par ailleurs se révéler beaucoup plus grand que prévu. Les tests réalisés en février ont intercepté de la minéralisation aurifère dans deux zones localisées près de la surface, entre les deux fosses. Il s’agit d’un secteur qui n’avait pas été inclus jusqu’alors dans les évaluations de ressources minérales.

Ces résultats impliquent qu’il pourrait y avoir une continuité du gisement entre les deux fosses. À ce jour, 80 % des 5,5 km de structures minéralisées qui ont été identifiées sur la propriété Granada demeurent inexplorés.