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L'innovation au cœur de l'Explo Abitibi 2017


Publié le 24 mai 2017

Didier Rorive, directeur du développement des affaires pour le groupe Gesfor, Poirier, Pinchin

©Photo TC Média – Thomas Deshaies

L'édition 2017 de l'Explo Abitibi organisé par l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) bat son plein à Val-d'Or et les participants peuvent y découvrir plusieurs innovations. 

Cet événement de réseautage réunit annuellement une trentaine d'exposants.  «Il y a plus de 200 personnes, dont des  géologues, des entreprises, des  gens qui travaillent dans les différentes entreprises de biens et services, explique Valérie Fillion, directrice générale de l'AEMQ. C'est une bonne édition et les gens sont satisfaits.»

Le climat est vraiment meilleur et il y a de l'argent dans le système.

Valérie Fillion 

L'Explo Abitibi réunit un moins grand nombre de personnes que le congrès Xplor qui a lieu en octobre à Montréal, ce qui facilite les échanges entre les participants, selon Mme Fillion. «Ils peuvent commencer leurs relations d'affaires et après cela, quand ils arrivent à Montréal, c'est plus facile de faire progresser leurs affaires», explique-t-elle.

Plusieurs représentants d'entreprises issues de l'extérieur de la région se sont déplacés pour l'occasion. C'est le cas de Didier Rorive, directeur du développement des affaires pour le groupe Gesfor, Poirier, Pinchin. «On veut se faire connaître des mines et probablement avoir un bureau très bientôt dans la région. On a fait la route de Montréal pour voir cela aujourd'hui», explique-t-il.

Profiter du ralentissement pour innover

Alors que l'industrie minière a connu une période de ralentissement dans les dernières années, il semble que le climat de confiance soit de retour, selon Mme Fillion. La directrice générale constate d'ailleurs que les entrepreneurs ont profité de cette période d'accalmie pour développer de nouveaux produits qu'ils veulent maintenant faire connaître.

«Il y en a qui ont développé des outils, des logiciels, des systèmes de traitement d'eau de forage, ils en ont profité pour mettre au point de foreuses plus légères. Dans tous les secteurs, ils en ont profité pour faire de la recherche et du développement, puis maintenant, ils sont prêts à prendre leur position sur le marché», souligne Mme Fillion.

Confiance

La directrice générale de l'AEMQ se réjouit que le gouvernement ait mis sur pied certains avantages fiscaux pour l'industrie. Il s'agit d'atouts non négligeables, notamment pour le secteur aux abords du 49e parallèle comme le secteur de Lebel-Sur-Quévillon, croit-elle. «Ils vont avoir droit à des allocations et ils vont pouvoir bonifier leurs travaux de forage lorsqu'ils vont recevoir le crédit. Ça va être remis dans leurs travaux d'exploration», souligne-t-elle.

La nouvelle possibilité qu'ont les MRC de désigner des zones incompatibles à l'industrie minière via leur schéma d'aménagement suscite toutefois une certaine inquiétude chez l'AEMQ. «Il y a des critères que les MRC vont devoir respecter et ils vont être autorisés par  le ministère des Affaires municipales et le ministère de l'Énergie. Il ne faut pas soustraire du territoire n'importe où, n'importe comment», précise Mme Fillion.

L'inquiétude est issue d'un questionnement quant à l'intervention des ministères dans le dossier. «Ce qu'il faut s'assurer, c'est que les ministères qui sont en charge des vérifications s'assurent qu'on ne soustrait pas du territoire. Nous on veut de la cohabitation et l'harmonisation des usages, pas la soustraction des territoires», conclu Mme Fillion.