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Les coopératives jeunesse de Val-d'Or et Malartic en action


Publié le 29 juin 2017

Les jeunes travailleurs du CJS de Val-d'Or lors de leur événement de lancement

©Photo TC Média – Thomas Deshaies

Les jeunes travailleurs des coopératives jeunesse de services (CJS) de Val-d'Or et Malartic ont officiellement lancé leur saison estivale cette semaine et invitent la population à faire appel à leurs services. 

Les jeunes qui participent au projet, âgés entre 12 et 17 ans, offrent une multitude de services afin d'aider la population dans leurs tâches quotidiennes comme la tonte de pelouse, le gardiennage d'animaux ou des travaux de peinture.

C'est une entreprise qui est créée par et pour les jeunes

Élie-Jade Quintin

«Tu nous appelles et ensuite on va simplement évaluer pour établir un prix», explique la présidente du CJS de Val-d'Or, Élyssa Piché. Ils espèrent être sollicités de toute part durant l'été. Les profits récoltés seront répartis équitablement entre chaque travailleur à la fin de l'été.

Depuis 20 ans

Le Carrefour jeunesse emploi d'Abitibi-Est offre aux jeunes, depuis 20 ans, la possibilité d'administrer leur propre coopérative de travail. En plus de leur permettre d'obtenir un salaire en retour de leur force de travail, ils développent de nombreuses compétences qui leur seront utiles dans leur vie professionnelle.

«Je le vois surtout comme un projet éducatif, souligne Émilie Poirier, l'une des animatrices de la CJS de Val-d'Or. Ils apprennent à gérer une entreprise».

Une vision partagée par la coanimatrice de la coopérative de Malartic, Élie-Jade Quintin. «On veut développer leur sens des responsabilités, mais surtout leur autonomie», souligne-t-elle.

La présidente du CJS de Val-d'Or, Élyssa Piché
Photo TC Média – Thomas Deshaies

La présidente du CJS de Val-d'Or, Élyssa Piché, se dit déjà enchantée par son expérience. «Je fais partie d'une troupe de théâtre et j'avais besoin de ramasser des sous pour faire un voyage en Espagne l'année prochaine, et c'est pour cela que je suis venue. Mais après cela, j'ai réalisé que j'allais aussi apprendre plein de choses, accumuler des expériences de travail et ça m'a tout de suite intéressée. Je sais que ça va m'être utile plus tard. Moi j'aimerais être travailleuse sociale et écrivaine», témoigne-t-elle.

Les participants à la coopérative sont à la fois les travailleurs et les patrons. Les animateurs n'agissent qu'à titre de conseillers. «On est là pour les animer, les guider, les conseiller dans ce processus. Ce sont eux qui ont la majorité des tâches», explique Mme Quintin.

C'est une manière de démontrer aux jeunes que l'autogestion et la répartition équitable des richesses entre les travailleurs, c'est possible. «On y va vraiment de façon démocratique. Ils ont des conseils d'administration chaque semaine. Ce sont eux qui vont déterminer le tarif et leur offre de services», souligne Mme Poirier.

Les jeunes travailleurs du CJS de Malartic au lancement de leur saison 2017
Photo TC Média – Thomas Deshaies

Loin d'être tentés de reproduire les inégalités sociales et les dynamiques de pouvoirs qu'il peut y avoir dans certaines entreprises, les jeunes préfèrent fonctionner par consensus. «Les décisions se prennent par consensus. Si une partie du groupe n'est pas d'accord (avec une décision), on va essayer de régler le problème», explique la présidente du CJS de Malartic, Cassiopée Chabot.

Pour obtenir les services de la CJS de Malartic, il faut composer le 819-856-0089 ou écrire au infocjsmalartic@gmail.com. Pour obtenir les services de la CJS de Val-d'Or, le numéro est le 819-354-6162 et le courriel est le cjsvaldor@outlook.com.