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L’avenir de la mine Beaufor assuré

Richmont cède tous ses actifs québécois à la Corporation aurifère Monarques


Publié le 11 septembre 2017

Le PDG de la Corporation aurifère Monarques, Jean-Marc Lacoste, a assuré qu’aucun emploi ne serait perdu à la suite de la transaction. Au contraire, la société entend développer vigoureusement ses propriétés abitibiennes. À cet égard, la mine Beaufor lui servira de centrale.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Un peu mise à l’écart depuis quelques années, la mine Beaufor de Val-Senneville devrait reprendre du galon, alors que Mines Richmont cédera tous ses actifs québécois à la Corporation aurifère Monarques de Montréal.

Il y a plus d’un an, avec l’importance sans cesse croissante de sa mine Island Gold à Dubreuilville en Ontario, Mines Richmont avait annoncé qu’elle examinait «différentes options stratégiques» pour assurer l’avenir de ses opérations au Québec. En février 2017, son vice-président aux opérations, Christian Bourcier, avait d’ailleurs mentionné que la société minière n’excluait plus leur vente, tout en précisant que toute fermeture était exclue. Cette vente a finalement été annoncée le 11 septembre et devrait être complétée à la fin du mois.

Capital humain

Le PDG de Monarques, Jean-Marc Lacoste, n’a pas hésité à qualifier de majeure cette transaction d’environ 10 M $ qui fera passer les effectifs de sa société d’une vingtaine à plus de 150 employés. Et comme l’indique le papillon qui forme son logo, Monarques prendra enfin son envol comme producteur d’or actif.

«Le plus important élément de cette transformation, c’est le capital humain. En plus de devenir le propriétaire exploitant de la mine Beaufor de Val-Senneville et de l’usine Camflo à Malartic, nous allons bénéficier de la grande expérience du personnel de Richmont. En fait, on pourrait même dire que c’est nous qui nous joignons à leur équipe», a-t-il mentionné.

Vaste portefeuille de propriétés

Lorsque la transaction sera finalisée, Monarques détiendra la mine Beaufor, l’usine Camflo ainsi que Wasamac, un projet d’exploration au stade avancé localisé entre Évain et Arntfield, tout comme les propriétés Chimo et Monique, situées dans les environs de Louvicourt. À cela s’ajoute ce que la société détient déjà dans le secteur, à savoir le projet Croinor et l’ancienne usine Beacon de même qu’un vaste portefeuille de propriétés qui s’étendent de l’est de Louvicourt jusqu’aux frontières de Val-d’Or.

Pour sa part, Richmont obtiendra 19,9 % des actions de Monarques ainsi que des redevances sur le revenu net de fonderie de 1 % sur Beaufor, de 1 % dans les claims miniers de Camflo et de 1,5 % sur Wasamac.

De meilleurs jours à venir pour Beaufor

«La mine Beaufor va devenir notre centrale pour tout notre développement en Abitibi-Témiscamingue, a assuré Jean-Marc Lacoste. À cause de l’intensification de ses travaux à Island Gold, Richmont l’avait un peu délaissée. Nous, nous allons la remettre à l’avant-plan.»

«Beaufor était plutôt éclipsée par Island Gold, a reconnu Christian Bourcier. En étant opérée par une société plus petite, elle va retrouver l’importance qu’elle mérite. Pour cette mine, la transaction d’aujourd’hui était la meilleure solution. Sans compter que le projet Croinor viendra sécuriser les emplois de Beaufor lorsque cette dernière sera épuisée.»

Plusieurs projets dans les cartons

Le PDG de Monarques a d’ailleurs promis qu’il n’y aurait aucune mise à pied. Au contraire, la société envisage d’opérer les usines Camflo et Beacon en simultané afin d’augmenter la quantité de minerai qui serait traitée chaque jour.

«Nos efforts à venir seront surtout concentrés sur le développement de Croinor, mais nous allons poursuivre nos campagnes d’exploration sur nos autres propriétés, notamment Simkar et Wasamac. Dans un environnement avec un prix de l’or à la hausse, Wasamac, en particulier, présente un potentiel de croissance très intéressant», a fait savoir M. Lacoste.