La Chambre de commerce réclame une intervention dans les taxes agricoles


Publié le 27 janvier 2017

Les agriculteurs menacent de fermer l'accès à leurs terres dès le 6 février.

©Photo gracieuseté

La Chambre de commerce et d'industrie d'Abitibi-Ouest (CCIAO) somme les ministres Lessard et Leitão d'agir rapidement dans le dossier de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA).

Les agriculteurs ont annoncé le lundi 23 janvier dernier qu'ils mettraient en place des moyens de pression à compter du 6 février prochain si le gouvernement ne prenait pas au sérieux leurs demandes.

Au printemps 2016, le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis annonçait que des changements importants seraient apportés au PCTFA. Le gouvernement a soutenu que ces modifications auraient un effet minime pour la majorité des producteurs, soit que seul 1 % des agriculteurs subiraient des hausses de leur compte de taxes de plus de 30 %. Or selon une enquête réalisée par l'UPA auprès de 300 entreprises, ce serait plutôt 80% des producteurs qui auraient subi une augmentation de l'ordre de 30 à 40%.

«C’est le ministre qui nous a amenés là. Ça ne nous fait vraiment pas plaisir de devoir fermer l’accès à nos terres. Mais là, on n’a aucune écoute et l'on sent un mépris de la part du ministre, c’est la goutte qui fait déborder le vase», a affirmé Patrice Bégin, président de l’UPA d'Abitibi-Ouest.

L'agriculture étant un moteur économique dans la MRC d'Abitibi-Ouest, c'est pour cette raison que la CCIAO a décidé de sortir de son mutisme afin de dénoncer la situation et de demander aux ministres de réagir rapidement.

«Il est du devoir du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation de favoriser le développement de l’agriculture sur l’ensemble du territoire québécois. C’est inconcevable qu’il laisse les producteurs agir à contrecœur en les forçant à prendre des actions qui vont percuter encore plus durement notre économie, alors que tout ce qu’ils demandent est d’être invité à une table de travail pour trouver une solution qui serait acceptable pour tous», a souligné Michel Terrien, président de la CCIAO.