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Près de 14 M $ sur cinq ans pour rendre la région plus agréable à vivre


Publié le 10 août 2017

«Le FARR est un programme à l’échelle du Québec, mais chaque région sera responsable de son administration. Nous nous sommes d’ailleurs arrangés pour que sa gestion soit relativement souple», a fait savoir le ministre Luc Blanchette.

©TC Media - Patrick Rodrigue

L’Abitibi-Témiscamingue disposera de 13,6 M $ au cours des cinq prochaines années pour mener à bien des projets qui lui permettront de s’améliorer comme milieu de vie.

Le ministre responsable de la région, Luc Blanchette, en a fait l’annonce le 10 août à Rouyn-Noranda, en présence de l’ensemble des préfets des cinq MRC de la région et de quelques maires. L’argent proviendra du nouveau Fonds d’appui au développement des régions (FARR). Relevant du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, celui-ci a été doté d’une enveloppe globale de 310 M $ jusqu’en 2021-2022.

«C’est un outil qui manquait à notre région, a commenté M. Blanchette. C’était d’ailleurs une demande récurrente des municipalités, et je suis bien content de l’annoncer ce matin. On parle de 1,3 M $ pour 2017-2018, un montant qui augmentera progressivement d’une année à l’autre pour atteindre 4,4 M $ en 2021-2022.»

Gestion décentralisée

Le FARR s’inscrit dans une démarche de décentralisation. Les projets qui en bénéficieront seront choisis par un comité de sélection qui comprendra notamment cinq personnes provenant de la société civile, à raison d’une par MRC. Ils feront aussi l’objet d’analyses de pertinence pour déterminer si des programmes gérés par d’autres ministères pourraient les financer. Le cas échéant, le FARR pourra alors les bonifier au besoin.

«Ces projets devront avoir une portée régionale ou, à tout le moins, concerner au moins deux MRC. Ils seront priorisés en fonction de l’importance de leurs retombées et leur cohérence avec les priorités régionales», a précisé le ministre Blanchette.

Six priorités

Six priorités ont en effet été identifiées par le comité directeur du FARR, composé du ministre régional et des préfets: améliorer la desserte internet haute vitesse et la téléphonie cellulaire; rendre la région plus attirante pour de nouveaux arrivants; favoriser la cohabitation avec les Premières Nations; consolider et diversifier l’agriculture, la foresterie, l’industrie minière et le tourisme; améliorer la santé et le bien-être de la population; accroître le niveau global de qualification et de diplomation.

«Sur ce dernier point, le défi de notre région est peut-être plus grand qu’ailleurs à cause de la nature de notre économie. Comme les mines ont besoin de main-d’œuvre, c’est difficile d’inciter un jeune à suivre des études universitaires quand il se fait offrir un salaire de 120 000 $ à 18 ans», a mentionné Mario Provencher, maire de Rouyn-Noranda et président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue.

Date limite: 15 septembre

Les organismes et les entreprises intéressés à déposer un projet dans le premier appel du FAAR ont jusqu’à 15 septembre pour le faire. Les détails sur le programme et ses modalités sont disponibles sur le site du MAMOT (www.mamot.gouv.qc.ca), sous l’onglet «Développement territorial».