Sensibilisation à l'économie d'eau potable et à la bonne gestion des matières résiduelles

Des agents du Réseau Environnement de passage en région

Thomas Deshaies thomas.deshaies@tc.tc
Publié le 22 mai 2016

Les agents de sensibilisation du Réseau Environnement seront de passage à Amos, Malartic et Senneterre.

©Photo gracieuseté

Six agents de sensibilisation du Réseau Environnement seront de passage à Amos, Malartic et Senneterre afin de sensibiliser la population à l'utilisation responsable de l'eau potable et à la bonne gestion des matières résiduelles.

Les Québécois sont parmi les plus grands consommateurs d'eau au monde. La moyenne résidentielle est de 386 litres d'eau potable par jour. Donc, c'est 75% de plus qu'un Ontarien et 45% de plus que la moyenne canadienne Manon Leenhardt

Les agents participeront à différents événements afin d’offrir des conseils gratuitement aux citoyens pour réduire leur empreinte environnementale. «On va faire principalement des visites dans les camps de jour à Senneterre et à Malartic. La date la plus importante sera le 8 juillet au festival H20 où on aura un kiosque durant toute la journée», a expliqué Manon Leenhardt, directrice aux communications et marketing pour le Réseau Environnement.

Consommation excessive

Plus de 90 municipalités sont partenaires du programme en économie d'eau potable et 16 du programme Tri-logique qui concerne la gestion des matières résiduelles. Même si les citoyens sont plus conscientisés à l'importance d'économiser l'eau potable, il reste encore beaucoup de travail à faire selon Manon Leenhardt. «Les Québécois sont parmi les plus grands consommateurs d'eau au monde. La moyenne résidentielle est de 386 litres d'eau potable par jour. Donc, c'est 75% de  plus qu'un Ontarien et 45% de plus que la moyenne canadienne», explique Mme Leenhardt.

Certaines pratiques restent encore à être assimilées, comme d'éviter de laisser couler l'eau inutilement. Même si l'eau est alors réutilisée et non pas perdue, le traitement nécessite l'utilisation de davantage d'énergie. «Quand on laisse couler l'eau et que ça repart dans le traitement, ce sont des coûts pour le citoyen. Ce n'est pas vrai que de laisser couler l'eau du robinet ne coûte rien», soutient Mme Leenhardt.

Matières résiduelles

Un Québécois élimine 396 kg de déchets par année, selon ce qui est mentionné dans le communiqué de l'organisme, ce qui fait du Québec l'un des plus importants générateurs de matières résiduelles en Amérique du Nord. Réseau Environnement croit que la solution passe par une implication du secteur industriel, mais aussi par celle des citoyens. «Notre mandat c'est de sensibiliser aux 3 R: réduire, réemployer, réutiliser. On leur donne des conseils, des astuces pour faciliter le tri des matières résiduelles chez eux», explique Mme Leenhardt.

Le déversement des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent qui a eu lieu en automne dernier aura révélé la pluralité de produits toxiques et des détritus qui se retrouvent parfois dans le réseau d'aqueduc. «Les toilettes, les douches et les éviers ne sont pas des poubelles. C'est aussi aux citoyens de faire attention à ce qu'ils jettent pour éviter que cela se retrouve dans des usines de traitement où ces produits-là sont difficilement traitables», a conclu Mme Leenhardt.

Réseau Environnement a été créé il y a plus de 50 ans et représente 2 700 membres, 250 municipalités et une vingtaine d'organismes gouvernementaux.