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«La Maison de la source Gabriel apporte des soins humains»


Publié le 10 octobre 2017

La fondatrice de la Maison de la source Gabriel, Micheline Bordeleau, se dit fière du travail accompli pour réaliser les travaux d’agrandissement et de rénovation des lieux, qu’elle surnomme le paradis.

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La Maison de soins palliatifs a fêté son 13e anniversaire, le 4 octobre. «J’avais fait un stage à la Maison Michel-Sarrazin pour mon Certificat en soins palliatifs. J’avais vu les bienfaits d’un tel endroit. Quand j’étais revenue à Val-d’Or, j’ai voulu en ouvrir une. La Maison de la source Gabriel apporte des soins humains, a affirmé la fondatrice lors des portes ouvertes, le 4 octobre.

«Je ressens une grande fierté. Je félicite les gens qui ont travaillé fort pour réaliser ce bel accomplissement», a-t-elle ajouté. 

Plus de lits

L’agrandissement de la Maison a été nécessaire afin d’y ajouter deux lits. «On reçoit en moyenne 75 personnes par année. Lorsque nous avions quatre lits, on a dû refuser environ 15 personnes par année. On souhaite favoriser l’accessibilité avec nos six lits», espère le directeur général, Denis Giguère.

«Notre objectif était d’amasser 800 000 $ dans la communauté. On a atteint 740 000 $. Grâce à l’ingéniosité des gens de la construction, les escomptes des entreprises et les gens qui nous ont fourni des bras pour les travaux, on a réussi à diminuer notre budget, sans s’endetter. C’est touchant de voir qu’on est un coup de cœur pour des gens qui souvent ont vécu un accompagnement ici et savent le plus que la Maison apporte à la communauté. Elle appartient à chacun et les services sont gratuits», a-t-il rappelé.

Beau et paisible

Dès l’entrée dans la Maison de soins palliatifs, on ressent un calme et un apaisement. «Quand on a un décès, on allume la lampe durant environ 12 heures, en hommage au défunt, mentionne Laurence Boivin, infirmière ici depuis bientôt trois ans.

«La nouvelle section comprend le salon d’accueil avec des portes pour nous permettre d’amener un lit dehors lorsque les gens ne peuvent plus se déplacer. La cuisine et le poste d’infirmières ont été agrandis et les familles ont maintenant accès à une cuisine, explique-t-elle.

«Toutes nos chambres ont une vue sur la source Gabriel par de grandes fenêtres. Elles sont décorées et possèdent un mobilier de vraie chambre. Les gens se sentent comme chez eux, souligne l’infirmière.

«Un des plus beaux ajouts, c’est la douche-civière avec des lampes chauffantes pour garder le patient au chaud. On est vraiment contents», fait valoir Laurence Boivin.

Plus de quiétude

Les chambres sont aussi munies de cloches d’appels au lieu des clochettes comme avant. Celles-ci vibrent sur un téléavertisseur et une lumière s’allume au-dessus de la chambre d’où provient l’alarme. Une façon de garder la quiétude des lieux.

«On a aussi un deuxième salon plus intime financé par le conjoint de Renée Legendre, une patiente décédée ici cet hiver, une salle de conférence ou pour des formations, des chambres pour les familles et une salle des gicleurs pour plus de sécurité», conclut l’infirmière.