Les infirmières facilitent l'accès aux soins au GMF Les Eskers


Publié le 18 avril 2017

Les infirmières responsables de l'évaluation clinique avancée au GMF Les Eskers: Céline Gervais, Nicole Lafontaine et Valérie Potvin.

©TC Média - Martin Guindon

Le GMF Les Eskers d'Amos innove depuis un an avec la mise en place de l'évaluation clinique avancée. Celle-ci permet aux infirmières cliniciennes d'évaluer l'urgence des problèmes des patients et de s'assurer de leur prise en charge rapide.


«Le projet est né il y a un peu plus de deux ans, quand on a commencé la numérisation des dossiers médicaux. On a testé la formule graduellement et c'est pleinement opérationnel depuis un an», explique Dr Jean-Yves Boutet, omnipraticien membre du Groupe de médecine de famille Les Eskers.

On veut s'assurer que la bonne personne soit vue au bon moment

Dr Jean-Yves Boutet

L'évaluation clinique avancée fait en sorte que dorénavant, les infirmières cliniciennes du GMF répondent aux messages téléphoniques laissés par les patients. Elles assurent un retour dans les 24 heures. Une pratique qui a pour effet de rassurer les patients.

«Avant ça, les patients pouvaient laisser un message à la clinique et le médecin les rappelait quand il avait le temps, parfois à la fin de la semaine. Si on tombe sur le message d'un patient qui crachait du sang la veille, il est souvent déjà trop tard et il a probablement été hospitalisé. L'accent est donc mis sur le tri», estime Dr Boutet.

L'infirmière, le pivot

Selon lui, le succès de la démarche repose sur les infirmières, qui sont le pivot de l'évaluation clinique avancée. L'infirmière évalue le cas et peut prodiguer certains soins ou recommander le patient à son médecin de famille, à un médecin de garde ou à la clinique sans rendez-vous. Elle peut aussi le référer à d'autres ressources du GMF ou du Centre intégré de santé et de services sociaux.

«C'est un travail d'équipe qui mise sur l'interdisciplinarité que l'on retrouve en GMF. Le dossier médical électronique facilite aussi le transfert et le partage de l'information. Les infirmières rappellent les gens dans la journée, ce qui a un effet sentiment de sécurité. Avec un bon tri des appels, on s'assure que si le médecin doit voir un patient dans sa journée, ce sera le bon. Nos infirmières font un sacré bon travail. Elles sont nos partenaires dans ce projet», fait valoir Dr Boutet, qui croit que cette innovation est facilement exportable aux autres GMF.

Pratique plus stimulante

«Ça rend notre pratique beaucoup plus stimulante, souligne l'infirmière Nicole Lafontaine. On voit des patients de tous les âges, avec toutes sortes de conditions. Toutes les sphères de notre travail sont interpelées. C'est plus diversifié comme pratique.»

Même son de cloche de sa collègue Céline Gervais. «C'est une façon d'offrir un meilleur accès aux soins pour les patients. Ça rend aussi les médecins plus accessibles. On en voit aussi l'effet sur la clinique sans rendez-vous ou même à l'urgence», ajoute-t-elle.

«C'est un service bien apprécié par la clientèle», renchérit l'infirmière Valérie Potvin.