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«La science nous a permis de vivre notre rêve d’être parents»

La petite Sofia a été conçue par fécondation in vitro


Publié le 5 septembre 2017

:Bébé Sofia, âgée de 7 jours sur la photo, fait le bonheur de ses parents.

©Photo gracieuseté

Même si faire des bébés devrait être la chose la plus naturelle du monde, pour certaines personnes, le défi est de taille. Grâce à la fécondation in vitro, Karine Lacroix et son conjoint ont pu réaliser leur rêve d’avoir un enfant ensemble.

Avoir un problème de fertilité, c’est accepter que la nature ne joue pas toujours en ta faveur. Je connais des gens qui ont des histoires d’horreur juste pour réussir à avoir un ovule ou qui se sont endettés. Le rêve de porter un enfant, de se flatter le ventre et de vivre la maternité devient vital pour certaines

Karine Lacroix

Le projet a débuté dans leur tête il y a trois ou quatre ans. «On savait que je ne pouvais pas tomber enceinte de façon naturelle ni par insémination. On a commencé le processus in vitro en avril 2015, se souvient Karine.

«J’avais la chance d’avoir la Dre Josée Parent comme gynécologue pour mes examens annuels. J’ai entamé le processus avec elle. Il y a plusieurs étapes et il faut les réussir toutes. C’est stressant, avoue-t-elle.

Le processus de fécondation in vitro nécessite des heures, semaines, mois et parfois années d’attente. Karine Lacroix l’a vécu. Elle pose lors de l’un de ses rendez-vous à la clinique OVO, à Montréal.
Photo gracieuseté

«Après les différents tests et étapes, des piqures tous les jours, j’avais cinq ovules viables. De ce nombre, trois ont été fécondées. Il fallait attendre trois jours pour voir si elles allaient vivre. Tout a fonctionné. Le premier transfert d’embryon s’est fait en juillet 2015, se remémore Karine Lacroix.

«Je suis tombée enceinte. J’étais heureuse comme ça ne se peut pas. Mais au bout de six semaines, il n’y avait pas de petit cœur à l’échographie», se désole-t-elle.

Dur sur le moral

Vivre des fausses couches et des interruptions de grossesse pour diverses raisons devient dur sur le moral pour les parents.

«J’ai eu le transfert du 2e embryon en février 2016 et je ne suis pas tombée enceinte. Ç’a frappé dur. Il restait un embryon, mais je n’étais pas prête psychologiquement, confie Karine Lacroix.

«J’ai attendu jusqu’en août 2016 et le test a été positif en septembre. Attendre la première échographie de six semaines a été interminable. Quand j’ai vu le petit cœur, j’ai ressenti du soulagement. Mais le stress de le rendre à terme demeure présent. Notre précieuse Sofia est née le 9 mai», sourit la maman.

«Si le transfert du 3e et dernier embryon n’avait pas fonctionné, je crois que je n’aurais pas continué. Le processus in vitro est trop dur psychologiquement. J’étais en train de faire mon deuil de la maternité. Tu chemines et une résilience s’installe. Mais la science et la vie nous ont permis de vivre notre rêve d’avoir un bébé ensemble», conclut Karine Lacroix.