Aminochtone: une semaine pour se rapprocher entre peuples

Martin Guindon martin.guindon@tc.tc
Publié le 16 mars 2016

Si c'est à la base qu'on doit d'abord favoriser les rapprochements entre les peuples, c'est exactement ce que vise la Semaine Aminochtone à la polyvalente de La Forêt.

C'est la 13e année qu'on organise cette activité qui sert à initier les élèves à la culture autochtone, qu'ils commencent souvent à côtoyer davantage au secondaire, puisque Pikogan a son école primaire. Autrefois une journée complète d'activité, Aminochtone s'est décliné pour la première fois durant les heures du dîner du 14 au 17 mars.

«J'aime beaucoup cette nouvelle formule, qui permet aux jeunes de découvrir notre culture sur quatre jours au lieu d'une seule journée. C'est un événement important pour nous», affirme Bruno Kistabish, vice-chef du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni, partenaire de cette semaine avec la Commission scolaire Harricana, l'école Migwan et la Sûreté du Québec.

«On trouvait que c'était beaucoup d'activités pour une seule journée. On aborde une thématique différente chaque jour avec la Semaine Aminochtone. Lundi, on a parlé des mythes et réalités ainsi que des territoires ancestraux. Mardi, on a fait un bingo anishinabeg en algonquin. Aujourd'hui, on fait un mini pow-wow et jeudi, nous allons aborder les différentes nations autochtones. Nous avons aussi des kiosques toute la semaine», précise Farrah Wylde, éducatrice spécialisée à La Calypso, qui organise l'événement avec Alexina Ruperthouse, agente de liaison, et Josiane Bélanger, animatrice à la vie étudiante.

Des liens avec la SQ

Associée pour la première fois à l'activité, la Sûreté du Québec fait d'une pierre deux coups, profitant de la Semaine Aminochtone pour se rapprocher des jeunes et des Autochtones. Trois agents ont été plus particulièrement impliqués, soit Terry Rankin en kiosque, Carlos Kistabish en danseur traditionnel lors du mini pow-wow et Caroline Gagnon, policière intervenante en milieu scolaire.

«Notre but premier, c'est de favoriser un rapprochement avec les jeunes de Pikogan, mais aussi d'assurer une présence et faire de la prévention auprès de tous les élèves. On a voulu saisir l'opportunité que nous a offerte l'école», a fait valoir le sergent Benoit Coutu, de la Sûreté du Québec.