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Un rare parachutiste parmi les cadets d'Amos

Miguel Boucher est le premier en plus de 20 ans


Publié le 5 septembre 2017

Membre du Corps de cadets d'Amos depuis cinq ans, Miguel Boucher vient de réussir un exploit peu commun: décrocher ses ailes de parachutistes au sein du mouvement des cadets.

Miguel Boucher est très reconnaissant envers ceux qui l'ont aidé à réussir son cours, plus particulièrement son instructeur, Justin Champagne.
gracieuseté

Peu commun, puisqu'il est le premier à y parvenir en plus de 20 ans à Amos. Et le dernier cadet de la région à avoir réussi cette formation est Yann Boivin, de La Sarre, en 2011. L'exploit est d'autant peu banal que Miguel Boucher s'est retroussé les manches au cours de la dernière année après avoir échoué dès les tests physiques en 2016.

«Je m'étais cassé une jambe en jouant au football, alors je n'ai pu que reprendre mon entraînement en janvier. Mon examen médical était bon, mais je n'étais pas en assez bonne forme physique. Je me suis donc entraîné fort au gym avec mon instructeur (Justin Champagne, maintenant élève officier chez les cadets d'Amos) au cours de la dernière année», raconte le cadet âgé de 17 ans.

Résultat, il s'est retrouvé parmi les 12 cadets du Québec sélectionnés aux tests physiques en février à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il lui restait à se qualifier au pré-camp à la base militaire de Trenton, au début de juillet. «Nous avons été mis à l'épreuve pour voir si on serait capable d'endurer tout ce qu'ils allaient nous faire subir pendant le camp. C'était éprouvant physiquement et mentalement», se souvient-il.

À 1250 pieds d'altitude

Sa détermination lui a rapporté. Il a été retenu parmi les cadets qui ont pu participer au camp de trois semaines à Trenton dans le but de décrocher ses ailes de parachutistes. «On nous a appris comment se préparer, ce qu'il fallait faire dans l'avion avant de sauter, comment diriger le parachute, quoi faire si on tombe dans un arbre, des fils électriques ou dans l'eau, comment s'assurer que notre équipement est sécuritaire et comment atterrir», précise l'adjudant-chef.

Après trois jours d'essais à la tour de simulation, le grand jour du premier saut est venu pour les cadets au camp. C'était l'heure de l'examen final. Dans la dernière semaine de juillet, Miguel a eu le privilège de sauter à six reprises. Accroché dans l'avion comme dans les films, son parachute se déclenchait automatiquement en sautant dans le vide, à 1250 pieds d'altitude.

Beaucoup d'adrénaline

«À ma première sortie, j'avais vraiment hâte. Je n'ai pas eu le temps d'être nerveux, ça se passe tellement vite et il y a beaucoup d'adrénaline. Pour les autres sauts, l'équipement est tellement lourd, qu'on a juste hâte de sauter, rigole le jeune cadet, fier d'avoir persévéré.

«Comme le parachute se déclenche automatiquement avec le crochet, on n'a plus qu'à nous assurer qu'il s'est bien ouvert et qu'il n'a pas de trous. Sinon, on doit ouvrir notre parachute de réserve. Puis, on s'assure de bien atterrir dans le champ. On descend à 20 pieds/seconde, il faut environ 45 secondes avant de toucher le sol. C'est très exaltant comme expérience», fait valoir celui dont l'uniforme de cadet arbore dorénavant les ailes de parachutiste de l'armée.

La suite?

Miguel Boucher ignore ce que l'avenir lui réserve, lui qui s'apprête à commencer son 5e secondaire. Il n'écarte pas la possibilité de poursuivre ses études avec les Forces armées canadiennes, qui reconnaîtront ses ailes de parachutiste. «Si je le faisais, ce serait pour devenir pilote», affirme le cadet pour qui le ciel exerce de toute évidence une fascination.