Un pow-wow plus festif que jamais

Guy Lacroix guy.lacroix@tc.tc
Publié le 26 mai 2015

Les membres fondateurs du pow-wow, Isabelle Mapachee, Brenda Rankin et Kenny Ruperthouse, avec l’affiche officielle sur laquelle le visage de Tom Rankin a été utilisé, en lien avec le thème Honorons nos aînés.

©TC Media

Pour une troisième année, Pikogan fera revivre la belle tradition des pow-wow. Pas moins de six groupes ont accepté l’invitation du comité organisateur de l’événement, qui se tiendra les 13 et 14 juin.

Au cours de la fête qui débutera le samedi à midi, les spectateurs pourront assister aux performances des groupes Poplar Singers et Northern Voice, ces derniers étant Atikamekw et des habitués des pow-wow et festivals autochtones. Leur dernier album, In Land We Trust, est sorti en début d’année.

Quatre autres groupes invités se joindront à l’événement ,soit deux d’Obedjiwan et deux autres en provenance de lac Barrière et d’Ottawa. Un pow-wow n’en serait pas un sans la présence de ceux qu’on appelle les danseurs de tête. En plus d’une danseuse de la communauté d’Obedjiwan, Malik Kistabish, figure bien connue à Pikogan, a accepté ce rôle.

Sous le thème Honorons nos aînés, le pow-wow renouera avec la traditionnelle course de canots qui avait cour dans les événements du genre il y a une trentaine d’années. Mettant en scène 9 canots et ouverte à tous, elle se tiendra le samedi matin à compter de 9h. Les inscriptions sont acceptées à la radio de Pikogan CKAG au 819-727-3237.

Une demande des jeunes

«Le pow-wow est une fierté pour Pikogan, a lancé le chef Bruno Kistabish. À l’origine, c’est une demande de nos jeunes qui voulaient se réapproprier le tambour et les danses. Aujourd’hui, nos jeunes et même nos petits-enfants dansent comme nos ancêtres. Je suis très fier d’eux et c’est grâce à nos bénévoles qui organisent l’événement que c’est possible.»

Organisé pour et par la communauté, le pow-wow vise aussi à faire rayonner la culture autochtone et le chef espère attirer le plus de monde possible. «On invite toute la population. Il y a des gens de la ville et de la région qui se déplacent et viennent nous rencontrer et participer à la fête. C’est une belle occasion d’échanger.»

Un modèle de cohabitation

Qualifiant la cohabitation d’Amos et Pikogan de modèle pour tous, le préfet de la MRC Abitibi Martin Roch a félicité la communauté. «Bravo d’être ouverts à tous et d’être invitant comme ça. Soyons fiers de cohabiter ainsi en harmonie et de nous entraider dans nos entreprises, qu’elles soient festives, économiques ou de toute nature. Longue vie au pow-wow.»

L'admission sera sous forme de contribution volontaire. Il est possible d’en savoir plus en visitant la page Facebook créée pour l’événement en inscrivant Pow Wow Pikogan 2015 dans l’onglet de recherche du média social.