Reproduire des primates avec du recyclage et des arbres morts!

Dominic Chamberland dominic.chamberland@tc.tc
Publié le 14 novembre 2016

Pierrette Lambert avec quelques-unes de ses œuvres produites pour le Jardin botanique de Montréal.

©Photo TC Média – Dominic Chamberland

Il faut quand même le faire! Pierrette Lambert, une artiste-enseignante de Val-d’Or, a réalisé le tour de force de reproduire des singes et des gorilles à partir d’arbres morts pour un projet avec le Jardin botanique de Montréal.

Question de sensibiliser les jeunes aux arts et à l’environnement, Mme Lambert a impliqué quelque 70 élèves de 5e et de 6e année de l’école St-Sauveur dans la conception de ses sculptures, produites avec des matières recyclées.

«Une journée par semaine, pendant huit semaines, je venais à l’école pour faire participer les jeunes au projet, signale-t-elle. Comme professeur de formation et comme artiste, je travaille avec les jeunes depuis longtemps. Il y en a plusieurs à l’école St-Sauveur qui sont avec moi depuis cinq ou six ans. C’est un peu mon école d’expérimentation», raconte Pierrette Lambert.

Oeuvres exposées à Montréal

L’artiste réalise des œuvres à chaque année pour le Jardin botanique, selon une thématique différente. L’an dernier, par exemple, elle avait conçu des caribous avec ses élèves. «Le thème de cette année (2016-2017) est les Tropiques. Et ma partie à faire, ce sont les singes», indique Mme Lambert.

Ses œuvres seront donc exposées à Montréal de décembre à avril, que ce soit au Biodôme, à l’Insectarium ou dans les serres du Jardin botanique. «J’aurais pu faire les sculptures à Montréal, mais je préfère travailler à Val-d’Or, car c’est plus pratique et plus le fun, vu la participation des enfants», souligne Pierrette Lambert.

Matières recyclées

Innovatrice en son genre, Mme Lambert développe depuis une quinzaine d’années une forme d’expression artistique devenue sa spécialité, à force de recherches et d’expériences avec la collectivité.

Elle utilise des matières recyclées pour modeler ses animaux, comme des pots de yogourt ou des bouteilles de jus en plastique quand vient le temps d’assembler les pattes. Des pellicules de plastique et du styromousse, avec du bon vieux ruban adhésif pour faire tenir le tout ensemble, sont aussi mis à profit pour la morphologie des sculptures.

«Une fois la morphologie des singes complétée, on y a collé des morceaux de pin gris ou de bouleau jaune pris sur des arbres morts», explique Mme Lambert.

Simple en apparence, mais il fallait y penser.