Le Centre culturel devient le Complexe Marcel-Monette

Myriam Grenier myriam.grenier@tc.tc
Publié le 1 septembre 2016

«Quand mon mari est arrivé à Val-d’Or, il a dit avoir découvert un monde. À Montréal, il ne connaissait pas son voisin et personne ne le saluait sur la rue. Ici, tout le monde lui disait bonjour. Il a été heureux de vivre ici», a fait valoir sa conjointe, Éliette Perron Monette. Elle pose en compagnie de leurs enfants (absent, Jean-François) et l’un de ses petits-fils.

©Photo TC Média – Myriam Grenier

La mémoire de feu Marcel Monette restera à jamais gravée dans l’histoire de Val-d’Or puisque le Centre culturel portera désormais son nom.

L’endroit où se trouve la bibliothèque, la Salle Félix-Leclerc, la Société d’histoire et de généalogie, le Centre d’exposition, le Service culturel, le Service sport et plein air, le Baseball mineur et le Soccer Blizz’Or se nomme désormais le Complexe culturel Marcel-Monette, nom officialisé le 1er septembre.

Sa conjointe Éliette Perron Monette, ses enfants Martin, Nathalie et Isabelle (son fils Jean-François était absent) ainsi que son petit-fils Mathieu et de nombreux amis étaient présents pour l’occasion.

«Mon père reçoit tout un honneur aujourd’hui. Marcel a été un Valdorien impliqué, dévoué et innovateur au cours des 53 ans qu’il a vécu ici, a souligné son fils Martin.

«Le choix de ce bâtiment, qu’il a conçu (en 1966) pour perpétuer sa mémoire est très judicieux. De voir son nom accolé à ce bâtiment où foisonne la vie culturelle est très significatif pour nous. Il a été un ambassadeur pour sa communauté et a vécu une vie très heureuse à Val-d’Or. Merci de reconnaître l’importance de son apport», a-t-il ajouté, ému.

Un passionné de culture

Marcel Monette a vu le jour à Montréal en 1930. Il s’est marié en 1957 avec Éliette Perron, de La Sarre. «Ils se sont établis à Val-d’Or en 1959, où Marcel a entrepris une carrière d’architecte et ouvert un bureau en 1960. Il a fondé la firme Monette, Leclerc et St-Denis avec ses partenaires, Eugène Leclerc et Jacques St-Denis, en 1966. Celle-ci existe encore aujourd’hui et œuvre au développement de notre ville sous MLS et associés architectes, a précisé le maire Pierre Corbeil.

«On doit à cette équipe chevronnée plus de 2500 projets architecturaux en plus de 40 ans, dont le palais de justice, l’église Notre-Dame-de-Fatima, la polyvalente Le Carrefour, la Place du Québec, l’hôtel de ville et le Centre culturel, a-t-il énuméré.

«Le choix de nommer cet édifice en l’honneur de ce bâtisseur repose sur ses qualités d’humoriste, étant un blagueur invétéré, et surtout un pince-sans-rire. Il a participé à plusieurs éditions du Cabaret Richelieu et aux spectacles d’ouverture et de fermeture des Jeux du Québec à l’été 1987, a fait valoir le maire. Sa passion pour la culture l’a mené à recevoir le Prix Hommage dans le cadre des Prix culturels en 2009.»

La Ville de Val-d’Or se dotera, dans les prochaines semaines, de tours d’identification comme celle-ci pour la caserne de pompiers, la Place publique Agnico Eagle, le Conservatoire et l’Office du tourisme et des congrès.
Photo TC Média – Myriam Grenier

Une femme heureuse

La femme de Marcel Monette, Éliette Perron Monette, s’est dite touchée par l’hommage rendu à son mari. «Cela fait énormément plaisir et c’est très mérité. Il doit sentir cet hommage d’où il est», a-t-elle imagé.

Pour le couple, la culture devenait une nécessité. «En arrivant à Val-d’Or, on a commencé à organiser diverses activités culturelles. C’est même cela qui a mené à la création d’un conseil de la culture, s’est souvenue Mme Perron Monette.

«On faisait venir des chanteurs, des conférenciers, des comédiens. On les recevait même à la maison», a souligné celle qui s’est installée à Montréal un an après le décès de son mari, survenu le 3 mai 2012. Son fils Martin et son petit-fils Mathieu vivent toujours à Val-d’Or.

Signification des tours d’identification

«À la base, on retrouve du granite pour nous rappeler le milieu minier relié à notre histoire et à notre développement. Elle est aussi faite de bois pour représenter nos forêts environnantes, sources d’emplois et de loisirs, a mentionné le maire Pierre Corbeil.

«On y voit les armoiries de la Ville de Val-d’Or, illuminées à la tombée de la nuit. Elles surplombent les deux ressources majeures et évoquent ces hommes et ces femmes qui ont sculpté et façonné notre territoire», a-t-il ajouté.