Un Abitibien en nomination aux Juno Awards


Publié le 9 février 2017

Yannick St-Amand dans son studio de Villemontel.

©gracieuseté - Hugo Lacroix

Le travail de Yannick St-Amand pourrait obtenir une reconnaissance de taille, alors que l'album «Beast» de Despised Icon qu'il a réalisé est en lice pour un prix aux Juno Awards, l'équivalent du Gala de l'ADISQ pour la chanson canadienne.

La cérémonie aura lieu le 2 avril, à Ottawa. Beast est en nomination dans la catégorie Metal/Hard Music Album of the Year. Les cinq albums dans la course seront jugés sur des critères artistiques et techniques ainsi que leur qualité globale.

«Pour nous, c'est vraiment une belle reconnaissance. C'est comme un tape dans le dos pour nous dire good job, les boys!», souligne celui qui ne pourra toutefois être à la cérémonie, puisqu'il sera en tournée avec le groupe aux États-Unis à ce moment.

J'ai mis tout mon cœur et mon âme sur cet album - Yannick St-Amand

Nul n'est prophète…

Une reconnaissance qui arrive trop peu souvent pour ce groupe de métal extrême qui a pourtant su faire sa marque à l'international et qui passe toujours sous les radars au Québec et au Canada. Il s'agit de sa première nomination à un gala de cette envergure.

«C'est un peu l'histoire du groupe. On a joué en Europe, au Japon, en Australie et partout aux États-Unis. Nous avons deux albums qui ont fait le Top 200 du magazine Billboard (Days of Mourning en 2009 et Beast en 2016). Il y a des artistes qui sont invités à Tout le monde en parle pour moins que ça», ironise-t-il.

Yannick St-Amand avec le batteur de Despised Icon, Alex «Grind» Pelletier, dans son studio de Villemontel.
gracieuseté

Le 7e membre du groupe

Yannick St-Amand est plus qu'un ingénieur de son pour Despised Icon. Originaire de Macamic, il est l'un des membres originaux du groupe qui a vu le jour à Montréal en 2002. Il a cessé de jouer de la guitare avec le sextet quand la carrière du groupe a pris son envol à l'international, ayant choisi d'établir sa famille en Abitibi.

Il demeure toutefois comme le 7e membre du groupe, alors qu'il réalise tous les albums en plus d'être derrière la console de son lors des tournées. «Pour le nouvel album, on a fait la batterie ici à mon studio, puis les autres instruments à Montréal. J'ai préparé les sessions de mix ici pour Andy Sneap, qui a fait le mix et le mastering à son studio en Angleterre. Sinon, je suis toujours le groupe en tournée. C'est moi qui fait le son à chaque spectacle», souligne-t-il.

Un retour remarqué

Despised Icon a roulé à un train d'enfer de 2002 à 2010, endisquant quatre albums et alignant les nombreuses tournées à travers le monde. Le groupe a effectué un premier retour en spectacle en 2014, puis a décidé de produire un nouvel album très attendu en 2016. Sa notoriété lui a permis de négocier ses propres conditions.

«On a financé Beast de A à Z et on a donné le produit fini à la maison de disques (Nuclear Blast), avec nos conditions. Ils ont embarqué en connaissance de cause, en sachant qu'on ne partirait plus en tournée pendant huit mois par année. On a tous des emplois et des familles», fait valoir Yannick St-Amand.

 

Metal/Hard Music Album of the Year

Beast        Despised Icon

Transcendence       Devin Townsend Project

Suicide Society       Annihilator

Pacific Myth    Protest the Hero

Coral Throne   Mandroid Echostar