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Belgh Brasse: «On va se retrousser les manches»


Publié le 10 avril 2017

Jean-Louis Marcoux, lors de l'inauguration officielle de l'agrandissement, en mai 2016.

©TC Média - Archives

Accusant toujours le coup, à peine quelques heures après que les pompiers eurent fini d'éteindre le brasier, Jean-Louis Marcoux refusait de baisser les bras, lundi. Tel un phénix, Belgh Brasse devrait se relever de ses cendres.

«On va évaluer la situation dans les prochains jours, ensuite on va mettre un plan d'action sur pied et on verra. On va se retrousser les manches. Il y avait tellement de positif devant nous autour de la brasserie avant cet incident. Nous avions des projets, notre production était en croissance à la vitesse grand V. On va se relever. Ce n'est pas la première épreuve qu'on doit traverser», a indiqué le maître-brasseur, lundi après-midi.

Jean-Louis Marcoux ignorait toujours à ce moment l'ampleur des dégâts lundi, n'ayant toujours pas eu accès au site. «C'est surtout le vieux bâtiment construit en 1998 qui a été touché. On parle de la salle de brassage, des bureaux, des laboratoires et de la meunerie où l'on entrepose les grains. À première vue, la nouvelle partie ne semble pas trop affectée, ce qui est un grand soulagement. C'est là que nous avions réalisé de grands investissements l'an dernier», a-t-il confié.

De lourdes pertes

Sans pouvoir les chiffrer, le maître-brasseur parlait aussi de pertes matérielles très importantes, dans les millions de dollars. «Il y a le bâtiment, puis tous les équipements. C'est sans compter les pertes au niveau de l'arrêt de production. Ça affecte aussi notre équipe de 16 employés», s'est-il désolé.

Il ignorait de plus lundi ce qui pourrait être réchappé de l'entrepôt et des cuves de fermentation. «Il faudra voir l'état de tout ça. Pour le moment, c'est impossible de dire», a-t-il indiqué.

Vague de sympathie

Jean-Louis Marcoux a par ailleurs ressenti la vague de sympathie qui a circulé localement, régionalement et même provincialement via les médias sociaux. Des collègues microbrasseurs ont aussi exprimé des mots d'encouragement. «Ça nous a surpris dans le bon sens. Ça fait du bien parce qu'on en a vraiment besoin en ce moment», a-t-il fait valoir.

Arrivé tout juste après les pompiers dimanche soir, le maître-brasseur a aussi été à même d'apprécier leur travail. «C'était d'une telle intensité. Ils ont fait un travail remarquable», a-t-il souligné.