Décès à la mine Westwood: le coroner écarte les causes naturelles

La mort est désormais considérée comme un accident de travail


Publié le 11 mai 2017

Le corps inanimé de Pierre Audet avait été découvert à proximité d’une chargeuse-navette.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Pierre Audet, ce travailleur comptant plus de 35 ans d’expérience décédé dans la matinée du 23 février à la mine Westwood, ne serait pas mort de causes naturelles.

«Le coroner a éliminé la cause naturelle, a confirmé Yvon Grégoire, communicateur à la CNESST de l’Abitibi-Témiscamingue. Nous avions déjà entrepris une enquête, mais il nous manquait cet élément. Nous retenons donc à présent la thèse de l’accident de travail et allons poursuivre l’enquête dans cette direction.»

La CNESST dispose habituellement d’un délai de six mois pour remettre ses conclusions. «D’ici là, nous ne donnerons pas plus de détails», a précisé M. Grégoire.

Vérification des badges

Le corps inanimé de M. Audet, un opérateur de chargeuse-navette (scoop) qui était à l’emploi des mines Doyon-Westwood depuis plus de 35 ans, avait été découvert à proximité d’une chargeuse-navette à plus de 1000 mètres sous terre, vers la fin du quart de travail de nuit. À première vue, il n’y avait aucune trace d’accident de terrain sur les lieux.

Avant de procéder aux opérations de sautage, le personnel avait, comme l’exige la procédure, vérifié le tableau des badges de sécurité des employés. On avait alors constaté qu’il y en avait encore un d’accroché. La direction de la mine a donc envoyé une équipe vérifier à l’endroit où Pierre Audet devait travailler.

Les services d’urgence avaient été alertés vers 5h45 et le décès de M. Audet avait été constaté au centre hospitalier de Rouyn-Noranda un peu avant 9h30.