Écrevisse: Lemelin coupable de complot pour trafic


Publié le 16 mars 2017

Dany Lemelin

©Photo TC Média – Archives/Marie-Hélène Paquin

Dany Lemelin a été reconnu coupable de complot pour trafic de stupéfiants, le 16 mars, au Palais de justice d'Amos.

Arrêté dans le cadre de l'opération policière Écrevisse en 2010, l'Amossois avait été acquitté une première fois en 2013 relativement à cette affaire, mais la Cour d'appel avait ordonné la tenue d'un second procès, lequel a eu lieu en novembre.

Les faits reprochés à Lemelin se sont déroulés entre le 1er novembre 2009 et le 6 octobre 2010. Le juge Marc Ouimette, de la Cour du Québec, a étudié une preuve volumineuse comprenant notamment des enregistrements vidéo et audio dans le cadre d'Écrevisse.

Selon le magistrat, on y voit Dany Lemelin récupérer des sacs à ordure remplis de marijuana à différentes occasions auprès d'Yvon Lamontagne, au club vidéo dont il était le propriétaire et d'où il opérait un réseau de trafic de cannabis. On y voit aussi l'accusé remettre des enveloppes contenant de l'argent à Lamontagne à plusieurs reprises.

Déterminer s'il y avait complot

Le tribunal devait déterminer s'il y avait une entente entre Lemelin et un ou plusieurs autres individus dans un but commun. Son surnom, le Frisé, apparaissait dans la comptabilité de Lamontagne. La preuve a établi que les sacs à ordure comprenaient des quantités importantes de marijuana et que Lemelin remettait de l'argent à Lamontagne. Un mode d'opération observé avec ses coaccusés Marcel Blouin et Benoit Girard, qui ont été condamnés.

«Dany Lemelin n'a pas témoigné pour expliquer ce qu'il faisait avec ces importantes quantités de marijuana et c'est son droit. Le tribunal conclut qu'il s'agissait de possession dans le but d'en faire le trafic. On utilise un langage codé. Son surnom se retrouve dans la comptabilité. Les sommes en jeu sont importantes. Il revient chaque fois pour payer. Ces achats ne sont pas faits par hasard. Il fait partie d'un complot avec Yvon Lamontagne pour le trafic de stupéfiants» a affirmé le juge Ouimette, qui estime que c'est la seule conclusion à laquelle pouvait arriver le tribunal.

Les représentations sur la peine aura lieu le 20 juin, au Palais de justice de Val-d'Or. L'individu de 43 ans purge déjà une peine de 30 mois de détention dans un pénitencier fédéral depuis le 22 décembre, reconnu coupable de possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic.