Un message Facebook lui attire 75 heures de travaux


Publié le 17 mars 2017

Jonathan Gravel

©Facebook

Alors qu’il lui était interdit de parler de sa présumée victime de tentative de meurtre de façon directe ou indirecte sur les réseaux sociaux, Jonathan Gravel devra faire 75 heures de travaux communautaires pour avoir brisé cette condition.

Gravel, 27 ans, de Malartic, a écrit sur Facebook s’ennuyer et aimer encore sa présumée victime, dont il est accusé d’avoir tenté de tuer le 23 décembre 2015 à Barraute. Il n’a toujours pas subi de procès dans ce dossier.

Il est toutefois détenu depuis février après avoir plaidé coupable entre autres à une accusation d’agression sexuelle. Gravel a écopé de 30 mois d’emprisonnement.

«Le but aujourd’hui est de punir le bris d’engagement et de protéger la [présumée] victime. En plus des travaux, l’accusé ne peut pas communiquer avec elle ni faire référence à elle sur les réseaux sociaux», a indiqué l’avocat de la poursuite, Me Jonathan Tondreau.

«Propos inquiétants» 

Le juge de la Cour du Québec Jacques Ladouceur s’est rangé derrière la suggestion commune. Il a toutefois parlé des impacts de ce bris de condition sur la présumée victime.

«Vous n’avez pas écrit de menaces, mais les propos demeurent inquiétants pour la personne visée. Celle-ci a porté plainte contre vous pour une accusation grave de tentative de meurtre. Elle se trouve déjà dans un état de perturbation et vous en rajoutez en posant ce geste, puisqu’il vous était interdit de le faire, a rappelé le magistrat.

«Quand une relation est terminée, on a le droit de vivre en paix sans que l’ex ne vienne toujours écrire qu’il s’ennuie. Il faut tourner la page et passer à autre chose», a ajouté le juge Ladouceur.

Tentative de meurtre

Jonathan Gravel est accusé d'avoir tenté de causer la mort de la victime en serrant une corde d'extension autour de son cou, de voies de fait contre cette même personne alors qu'il menaçait d'utiliser une arme et de l'avoir aidée ou encouragée à se donner la mort, toujours le 23 décembre 2015.

Différentes accusations pesaient contre lui à Amos, Val-d’Or et Rouyn-Noranda, notamment d’avoir proféré des menaces de mort, d’avoir brisé des conditions et des accusations de voies de fait. La juge de la Cour du Québec, Josée Bélanger, avait affirmé lui donner une dernière chance au début de l’année 2016 et l’avait remis en liberté sous plusieurs conditions.