Un bris de conditions mène à des accusations en matière de drogue

Sylvain Deschênes n’en est pas à son premier dossier judiciaire

Publié le 20 avril 2017

Sylvain Deschênes a été libéré moyennant le dépôt de 2000 $. Il devra également respecter plusieurs conditions, dont un couvre-feu, l’interdiction de posséder tout type d’arme et l’interdiction de posséder un téléphone cellulaire ou tout autre appareil de télécommunication.

©TC Media

Une arrestation pour bris de conditions a conduit les policiers à saisir une quantité importante de stupéfiants dans un logement du quartier McWatters à Rouyn-Noranda. L’individu n’en était d’ailleurs pas à ses premiers démêlés avec la justice.

Sylvain Deschênes, 35 ans, a été arrêté à son domicile dans la soirée du 19 avril. Les policiers devaient alors procéder à son arrestation pour bris de conditions. Sur place, ils ont plutôt saisi plus de 20 grammes de cocaïne, 1400 comprimés de méthamphétamines, 700 grammes de cannabis, du matériel lié au trafic de stupéfiants et de l’argent liquide dont la somme n’a pas été précisée.

Coup de ciseaux dans un bras

Le 10 décembre 2015, Deschênes avait en effet été condamné à 270 jours de détention pour avoir notamment séquestré sa conjointe d’alors et lui avoir causé des lésions après lui avoir asséné un coup de ciseaux dans un bras. Il avait aussi plaidé coupable à des chefs de possession de stupéfiants. Les faits pour lesquels il avait plaidé coupable s’étaient produits entre le 22 février et le 9 mai 2015.

Lors de sa condamnation, Deschênes s’était vu imposer comme condition de se présenter à un agent de probation dans les 72 heures suivant sa sortie de prison afin d’entreprendre une probation surveillée d’une durée de trois ans. Ce qu’il n’aurait pas fait.

Sept chefs d’accusation

Représenté par Me Pierre Grygiel, Deschênes a comparu le 20 avril au Palais de justice devant un juge de paix. Sept chefs d’accusation ont été déposés contre lui: trafic de stupéfiants (deux chefs), possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic (deux chefs), possession d’une somme d’argent obtenue à la suite d’une infraction, possession de munitions alors que cela lui était interdit et défaut de se conformer à une ordonnance du tribunal.

La procureure de la Couronne, Me Michèle Lacasse, ne s’est pas opposée à la remise en liberté de Deschênes. Celui-ci devra toutefois respecter plusieurs conditions, dont un couvre-feu et l’interdiction de posséder tout appareil de télécommunication. Il doit revenir à la Cour le 29 mai pour la suite des procédures intentées contre lui.

Cinq retours en sept ans

En comptant les présents dossiers et ceux pour lesquels il avait été condamné en décembre 2015, il s’agit pour Deschênes d’un cinquième retour devant les tribunaux depuis les six dernières années.

Le 14 avril 2011, il avait écopé d’une peine de 12 mois d’emprisonnement dans la communauté pour deux chefs de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic. Le 11 mai 2011, il avait ensuite dû séjourner 30 jours en prison pour bris de sursis, possession de stupéfiants, évasion d’une garde légale et voies de fait contre un policier.

Par la suite, le 13 novembre 2014, Deschênes avait plaidé coupable à un chef de voies de fait dans un contexte de violence conjugale ainsi que de prise d’un véhicule à moteur sans le consentement de son propriétaire et de défaut de s’arrêter lors d’un accident. Le tout lui avait valu une peine de 262 jours de prison. Cependant, comme il était gardé en détention préventive depuis l’équivalent de 261 jours, il n’a eu qu’à purger une journée de plus. La sentence avait cependant été assortie de 100 heures de travaux communautaires et d’une probation non surveillée de deux ans.