«Enfin, la famille pourra commencer à faire son deuil» - Pina Arcamone

Marianne Côté marianne.cote@tc.tc
Publié le 13 décembre 2015

Si la découverte des restes de Cédrika Provencher marque la fin d’un chapitre pour l'organisme Enfant-Retour Québec, la famille de la fillette n’en est encore qu’à la première page d’un long dénouement, rappelle la directrice générale d'Enfant-Retour Québec, Pina Arcamone (à droite sur la photo).

Dès les premiers balbutiements des recherches pour retrouver Cédrika Provencher, disparue le 31 juillet 2007, l’organisme s’est engagé avec cœur dans cette interminable enquête.

«Enfin, la famille pourra commencer à faire son deuil», a déclaré avec une pointe de soulagement, Pina Arcamone.

Les dernières heures ont été un véritable «tourbillon» d’émotions pour cette femme. Elle avoue d’ailleurs être complètement bouleversée. Même si les chances de retrouver ces enfants disparus vivants sont souvent très minces, les proches s’accrochent toujours à l’espoir de les revoir sain et sauf.

«Mes pensées vont à cette famille dévastée. Durant huit ans, ils se sont battus pour préserver le souvenir de leur fille. Ils n’ont jamais perdu espoir. Lorsque les agents de la Sûreté du Québec sont venus prononcer ces quelques mots à leur porte, hier soir, la famille s’est effondrée», a confié cette dernière.

«Les parents vont pouvoir commencer à faire leur deuil. Depuis huit ans, ils n’ont pas eu l’occasion de souffler», a-t-elle renchéri.

Après toutes ces longues années, les proches de Cédrika Provencher pourront enfin avoir un endroit où se recueillir. Il s’agit d’un petit baume au cœur dans cette triste histoire.

Il reste cependant encore plusieurs questions qui nécessitent des réponses. Maintenant, ce que les parents veulent, c’est retrouver le coupable «de ce crime horrible», a affirmé la directrice générale d’Enfant-Retour.

«S’il y a quelque chose de pire que de perdre son enfant, c’est de ne pas savoir ce qui s’est passé, a soutenu cette dernière. Les parents de Cédrika Provencher ne veulent pas mourir sans savoir qui et pourquoi».

Le soutien des Québécois n’aura jamais été aussi vital qu’en ce moment. Ce n’est pas le temps d’oublier, ajoute-t-elle.