La CSN estime qu'une libéralisation est une forme de privatisation

Publié le 19 décembre 2015

La Commission de révision permanente des programmes suggère la fin du monopole de la Société des alcools.

©TC Media - Archives

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance auprès des clients de la Société des alcools du Québec (SAQ) une campagne de "prévention" contre une éventuelle libéralisation du marché des vins et spiritueux.

Jusqu'à dimanche, des syndiqués de la SAQ de toutes les régions profitent d'un taux de fréquentation élevé en ce temps-ci de l'année dans les succursales pour distribuer à la clientèle un dépliant d'information pour tenter de remettre, selon eux, les pendules à l'heure.

La CSN dénonce le rapport de la Commission permanente de révision des programmes qui suggère d'accorder "une plus grande place au privé dans la vente de vins et de spiritueux".

Le secrétaire général de la centrale, Jean Lortie, a dit croire qu'une libéralisation ne serait qu'une forme de privatisation du marché et n'apporterait à son avis aucun avantage significatif, ni pour l'État, ni pour le consommateur, ni pour les employés.

A son avis, "le démantèlement d'une société d'État se ferait au profit des Couche-tard de ce monde".

Au sujet d'une privatisation, il a notamment rappelé que des exemples comme en Alberta et en Colombie-Britannique n'ont pas permis de voir des baisses de prix, bien au contraire.

La centrale syndicale a rappelé que la SAQ génère des retombées "significatives" pour le Québec et ses régions, avec 400 succursales et 7000 emplois, sans oublier le milliard de dollars en profits et une expertise bâtie au fil des décennies.

Elle a aussi cité en exemple le fait que les consommateurs en régions payent le même prix pour les produits que ceux offerts dans les grands centres urbains.

En manchette

Deux médecins poursuivis pour 534 000 $

Affirmant ne pas avoir reçu les traitements adéquats et avoir subi une récidive d’un cancer, le Valdorien Roger Beaudoin et les membres de sa famille poursuivent deux médecins, l’un de Val-d’Or et l’autre de Montréal, pour un total de 534 000 $.

Première convention collective au Centre de musique et de danse

Les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Centre de musique et de danse de Val-d'Or (SEECMDVD) ont accepté à 80% l'entente de principe survenue entre l'employeur et leur comité de négociation, le 27 juin, lors d'une assemblée générale. L'équité entre les travailleurs était au cœur des négociations, selon le syndicat.

La CSN estime qu'une libéralisation est une forme de privatisation

Publié le 19 décembre 2015

La Commission de révision permanente des programmes suggère la fin du monopole de la Société des alcools.

©TC Media - Archives


La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance auprès des clients de la Société des alcools du Québec (SAQ) une campagne de "prévention" contre une éventuelle libéralisation du marché des vins et spiritueux.

Jusqu'à dimanche, des syndiqués de la SAQ de toutes les régions profitent d'un taux de fréquentation élevé en ce temps-ci de l'année dans les succursales pour distribuer à la clientèle un dépliant d'information pour tenter de remettre, selon eux, les pendules à l'heure.

La CSN dénonce le rapport de la Commission permanente de révision des programmes qui suggère d'accorder "une plus grande place au privé dans la vente de vins et de spiritueux".

Le secrétaire général de la centrale, Jean Lortie, a dit croire qu'une libéralisation ne serait qu'une forme de privatisation du marché et n'apporterait à son avis aucun avantage significatif, ni pour l'État, ni pour le consommateur, ni pour les employés.

A son avis, "le démantèlement d'une société d'État se ferait au profit des Couche-tard de ce monde".

Au sujet d'une privatisation, il a notamment rappelé que des exemples comme en Alberta et en Colombie-Britannique n'ont pas permis de voir des baisses de prix, bien au contraire.

La centrale syndicale a rappelé que la SAQ génère des retombées "significatives" pour le Québec et ses régions, avec 400 succursales et 7000 emplois, sans oublier le milliard de dollars en profits et une expertise bâtie au fil des décennies.

Elle a aussi cité en exemple le fait que les consommateurs en régions payent le même prix pour les produits que ceux offerts dans les grands centres urbains.