Plus de femmes invitées à choisir les sciences


Publié le 20 mars 2017

©(Photo gracieuseté)

Depuis une dizaine d’années, à peine 20% des étudiants en génie sont des femmes. La présidente de l’événement Les filles et les sciences, un duo électrisant, qui a eu lieu ce week-end, Nancy Rancourt, est bien décidée à faire grimper ce pourcentage. Métro s’est entretenu avec elle.

«Les femmes représentent 50% de la société, les entreprises doivent donc être représentatives de cette répartition», lance d’entrée de jeu Mme Rancourt, qui est ingénieure de formation. Cette dernière souligne que les femmes apportent quelque chose de différent au sein d’une entreprise, en raison de la vision et de la sensibilité avec lesquelles elles abordent les problèmes.

Le manque de filles en science est un problème connu. Selon la présidente de l’événement Les filles et les sciences, elles pensent trop souvent qu’elles ne sont pas assez bonnes pour suivre des études en science, alors qu’elles excellent à l’école. «Tout comme elles ne posent leur candidature pour un emploi que lorsqu’elles ont toutes les qualités requises, mentionne-t-elle. C’est ancré en nous, ça vient probablement de notre éducation.»

«Pour les femmes, c’est important, l’environnement et le fait de prendre soin des autres et de savoir qu’elles ont un impact positif sur la société. Ce n’est pas toujours évident à voir de prime abord lorsqu’on est en science, technologie, ingénierie et mathématique (STIM), alors on cherche à leur montrer que c’est du travail d’équipe avec des disciplines variées qui peuvent être très créatives», renchérit Nancy Rancourt.

Le manque de modèles féminins pour les filles est également en cause, croit M. Rancourt. «Pourquoi a-t-on une seule Julie Payette?» demande-t-elle.

Des initiatives visant à encourager les filles à choisir des professions scientifiques ont été proposées au fil des ans. Nancy Rancourt a mentionné l’existence du projet SAGA, mis en œuvre par les Nations unies et le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qui vise à établir les statistiques des femmes qui choisissent les STIM. Le programme gouvernemental Chapeau les filles, qui souligne le travail des femmes ayant choisi un métier traditionnellement masculin, a également été mentionné par l’ingénieure.

Défis

Plus de 300 jeunes ont participé à l’événement Les filles et les sciences, un duo électrisant, qui  avait lieu samedi.

Un défi leur a été soumis par Folie Technique, un groupe d’étudiants de l’École Polytechnique de Montréal, soit celui de reconstruire un échangeur à la suite d’une catastrophe naturelle.

D’autres activités plus concrètes leur ont aussi  été proposées, comme couler du béton, programmer une application mobile et élaborer un circuit électrique. Des groupes de 8 à  10 jeunes filles ont été formés, et chacun était accompagné par une  femme mentor.