Lettre à mon ministre, volume 2

Publié le 18 décembre 2016

CHRONIQUE. Mon cher Luc, lorsque tu as été désigné ministre avec portefeuille, je t’avais écrit une missive demandant de porter attention à plusieurs dossiers de notre région. Je me rends toutefois compte aujourd’hui que plusieurs dossiers soulevés lors de cette lettre n’ont malheureusement pas beaucoup avancés.

Par Marc Lemay

Dois-je te rappeler que nous allons être très bientôt confronté à une autre crise sur le bois d’œuvre? Pourtant, rien, mais rien de concret n’est actuellement fait pour éviter cette confrontation à part quelques palabres inutiles entre les deux gouvernements, celui du Canada et celui des États-Unis.

Mais il y a plus.

Ceux qui voyagent sur une base régulière et qui doivent emprunter les aéroports régionaux se rendent compte rapidement que l’un d’entre eux est définitivement déficient.

Tu dois savoir duquel on parle, toi qui prends souvent l’avion à partir de Rouyn-Noranda pour te rendre à l’Assemblée nationale. Mon cher Luc, je ne sais pas de quelle façon t’exprimer l’importance de nos deux aéroports pour le développement économique de notre région. Certaines carences sont criantes à Rouyn-Noranda et il faut de toute urgence que des sommes soient investies pour la réfection de cette aérogare extrêmement fréquenté.

Le risque d’une inaction serait de voir quitter des entreprises qui l’utilisent présentement. Que ce soit pour des voyages dans le sud, ou, plus important encore, pour transporter des milliers de travailleurs dans le grand nord.

Il s’agit de prendre un vol à Rouyn-Noranda, tôt un matin, alors que plus de 300 personnes attendent de partir pour le sud, le nord, ou les grandes villes canadiennes, pour se rendre compte du manque d’espace et de l’engorgement de l’espace. Et que dire de l’espace minuscule alloué pour les contrôles de sécurité. Prendre un repas avant de décoller? Impossible. Se louer une voiture? Il faut carrément sortir du terminal.

Il faut absolument profiter du futur programme d’infrastructures qui sera mis en place par le gouvernement fédéral pour aller chercher des sommes importantes et essentielles pour le maintien de nos aéroports régionaux, véritables moteurs économiques.

Rouyn-Noranda, dont vous êtes le député, mérite que l’on investisse des sommes importantes, et ce, rapidement. Il ne faut pas attendre que le programme fédéral soit annoncé pour déjà nous positionner afin d’éviter que notre aérogare soit exclus des subventions qui permettraient son amélioration. En cela, je rejoints le Comité politique sur les aéroports régionaux, mis sur pied par l’Union des municipalités du Québec, qui démontre que dans plusieurs régions, si rien n’est fait, il existe un véritable risque de voir se désagréger l’économie de ces régions et plus particulièrement l’Abitibi-Témiscamingue.

Il ne faudrait pas que l’amélioration de l’aéroport de Rouyn-Noranda ne soit que des promesses électorales sans suite.