Merci monsieur Keon

Publié le 9 décembre 2016

Le numéro 14 de Dave Keon se retrouve enfin dans les hauteurs du Air Canada Center.

©Gracieuseté/Toronto Maple Leafs

Marc Lemay - Il y a de ces retours d’histoire qui nous font prendre conscience que la mémoire est une faculté qui oublie.

Le 10 décembre, un invité prestigieux sera de passage en Abitibi, monsieur Dave-Keon. Oui oui, ce n’est pas uniquement qu’un centre sportif, c’est aussi un homme qui a marqué l’histoire du hockey.

Vous avez eu l’occasion de lire dans les pages de nos journaux régionaux l’histoire malheureusement un peu oubliée de ce grand athlète. C’est qu’il jouait pour le mauvais club, les Maple Leafs de Toronto, alors que tout le monde sait qu’en Abitibi-Témiscamingue, la religion, c’est la Sainte-Flannelle des Canadiens de Montréal.

Pourtant, cela ne devrait pas être une excuse. Dave Keon était un joueur exceptionnel qui méritait bien que le centre sportif abritant les Huskies porte son nom.

Heureusement que cet immeuble soit nommé en son honneur d’ailleurs, sinon, il a fort à parier que plusieurs auraient oublié qu’il est natif de Noranda.

Pourtant, ses statistiques devraient faire en sorte que personne ne l’oublie. Gagnant de quatre coupes Stanley en 1962, 1963, 1964 et 1967, il a disputé 1062 parties dans la LNH. En 1967, en plus des grands honneurs, il fut le récipiendaire du trophée Conn-Smythe, décerné au joueur le plus utile à son équipe lors des séries éliminatoires. Pour la petite histoire, rappelons que les Leafs avaient battus le CH en six matchs en grande finale. Dave Keon formait alors un duo redoutable en compagnie du grand Frank Mahovlich. Enfin, il a remporté deux fois le trophée Lady-Bing remis au joueur le plus gentilhomme.

Or, le 10 décembre, non seulement allons-nous pouvoir honorer ce grand athlète, mais nous pourrons aussi revoir la Coupe Stanley, le trophée Lady-Bing et le Conn-Smythe, puisque ces joyaux feront le voyage.

Monsieur Keon, je sais que vous ne lirez probablement pas cette chronique, puisque vous êtes anglophone, mais j’espère sincèrement que quelqu’un pourra vous traduire ce qui suit. En mon nom et en celui de toute notre région, je veux vous saluer de ne jamais avoir oublié vos origines.

Notre région est fière de pouvoir compter parmi ses fils un athlète tel que vous. J’ai été très honoré d’apprendre que vous avez fait votre entrée au Panthéon du sport québécois en 2016 après avoir été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1986.

Nous vous souhaitons la bienvenue chez vous. Profitez de l’hommage qui vous sera rendu le 10 décembre dans l’aréna qui porte maintenant votre nom avec fierté.