Encore une crise à Lac-Simon

Publié le 19 mars 2017

Il semble bien que le poste de police de Lac-Simon fermera ses portes à la fin du mois de mars, faute de financement adéquat. La Sûreté du Québec devra donc revenir sécuriser cette communauté autochtone qui a connu tous les problèmes au cours des dernières années.

Par Marc Lemay

Sauf que… la Sûreté du Québec ne veut plus s’occuper de Lac-Simon.

Nouvelle crise en vue.

Il m’apparaît que quelqu’un, quelque part, n’a pas lu le rapport de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (l’ancienne CSST). Ce rapport obligeait d’avoir en permanence un minimum de quatre policiers sur chacun des quarts de travail. Évidemment, cela occasionne des coûts. Pourtant, le ministère de la Sécurité publique n’a, semble-t-il, pas vu venir l’augmentation de la facture du maintien du poste à Lac-Simon avec de telles obligations.

Mais il y a pire.

Où est passé le gouvernement fédéral? Lui qui a un rôle de fiduciaire auprès des communautés et donc qui doit financer, à 48%, les coûts relatifs au maintien du corps de police.

En plus, comme si ce n’était pas assez, le conseil de bande s’apprête à voter un règlement pour faire le ménage et expulser tous les vendeurs de drogues du territoire de Lac-Simon. Inutile de dire que des problèmes sont en vue et que la chef aura besoin de toutes les forces policières disponibles si ce règlement entre en vigueur.

J’espère seulement qu’on ne revivra pas le même genre de crise qui a mené à une mort d’homme, il y a un peu plus d’un an déjà.

Est-ce toujours un éternel recommencement, les problèmes dans les communautés autochtones? La question des Premières Nations en est une qui mérite une attention particulière et continue. Elle devrait être dans le haut de la liste des priorités des deux paliers de gouvernement. Sauf que cela n’attire pas les votes…

La commission Viens

La commission d’enquête provinciale sur les relations entre les autochtones et les services publics, qui sera présidée par le juge Jacques Viens, s’annonce intéressante à suivre, d’autant plus qu’elle touche toutes les communautés du Canada.

Cela est normal puisqu’à mon avis, tout est relié. Il faudra faire attention pour éviter de remettre en question l’équilibre fragile qui semblait s’installer entre la communauté de Lac-Simon et ses voisins.

Il reste beaucoup de travail à faire pour que le vivre ensemble s’installe non seulement dans cette communauté, mais aussi avec les autres communautés autochtones du Québec.