Des passionnés forment les skieurs de la relève


Publié le 20 mars 2017

La directrice générale Linda Poulin pose en compagnie des moniteurs présents lors de notre passage: Luc Chevier, Gilles Marcotte, Ginette Bertrand, Marcel Naud (qui est aussi président du Mont-Vidéo), Stéphane Laroche, Michel Lafontaine et Michel Chénard.

©TC Média - Martin Guindon

Une quinzaine de moniteurs transmettent cet hiver leur savoir avec passion aux skieurs et planchistes de la relève. Et l'école des neiges du Mont-Vidéo est toujours à la recherche de sang neuf.

«Ils ont donné près de 500 heures de cours jusqu'à maintenant cette année. Les enfants de 3 à 10 ans composent plus de 75 % de notre clientèle, mais c'est ouvert à tout le monde. Ils sont aussi présents pour les groupes scolaires. On a la chance d'avoir des jeunes retraités dans l'équipe», souligne Linda Poulin, directrice générale de la Corporation du Mont-Vidéo.

Deux moniteurs de ski détiennent leur niveau 3 et six autres ont leur niveau 2. L'école compte aussi trois moniteurs de planche à neige, dont un de niveau 2. Tous les autres moniteurs possèdent leur niveau 1. Leur travail est fort simple: initier les élèves au ski et parfaire ensuite leurs techniques s'ils le souhaitent.

Crucial pour la relève

«L'école des neiges joue un rôle très important. Quatre personnes sur cinq qui essaient le ski sans moniteurs ne reviennent pas», fait valoir sa directrice Ginette Bertrand. «Ça prend l'école des neiges pour former la relève», renchérit Gilles Marcotte, moniteur depuis 1999.

«Ce qui est bien important pour nous, c'est que les gens aient du plaisir, parce que s'ils s'amusent, ils vont revenir», corrobore à son tour Michel Chénard.

Sécurité et apprentissage

D'ailleurs, le plaisir fait partie des trois mots d'ordre de l'école des neiges. Les autres sont la sécurité et l'apprentissage. «Je faisais partie de la patrouille de ski à Chibougamau et j'étais tanné de ramasser des skieurs. Je me suis dit que j'allais leur montrer comment skier. À partir de 18 mois jusqu'à 85 ans, tant que vous pouvez vous tenir debout et que vous avez envie de faire du ski, on peut vous le montrer», assure Michel Lafontaine, qui est moniteur depuis 1995.

Avec la formation Initiation 1 développée au Mont-Vidéo, les moniteurs peuvent enseigner en 90 minutes les rudiments du sport à un néophyte et lui permettre ensuite d'affronter seul la montagne. L'adepte peut ensuite parfaire sa technique s'il le désire avec Initiation 2 et des cours privés.

«L'un des avantages que nous avons ici, c'est que la montagne est bien adaptée pour enseigner. Elle n'est pas trop haute. Elle n'est pas dangereuse. Les enfants peuvent continuer avec leurs parents», soutient Gilles Marcotte.

Des passionnés

Les moniteurs de l'école des neiges passent beaucoup de temps à la montagne. «On est d'abord ici par pure et simple passion», affirme sans détour Luc Chevrier, moniteur depuis 1999.

Une passion qu'ils essaient de communiquer à leurs élèves. «J'ai commencé tout petit à faire du ski et j'ai toujours trouvé ça le fun. J'ai le goût de partager cette passion avec d'autres. Ce que j'aime beaucoup à l'école des neiges, c'est qu'il y a une équipe compétente et expérimentée. On s'échange des trucs», précise Stéphane Laroche, qui a rejoint l'équipe l'an dernier.

Besoin de sang neuf

L'école des neiges compte plusieurs moniteurs âgés de plus de 50 ans, ce qui fait dire à Ginette Bertrand qu'il lui faut trouver du sang neuf. Une formation aura lieu du 24 au 26 mars. On peut s'informer au 819-734-3193. «Ce serait bien d'avoir de la jeune relève. Par exemple, on refuse des cours de planche parce qu'on manque de moniteurs», indique-t-elle.

 

Un tapis magique

Dès la prochaine saison, l'école des neiges du Mont-Vidéo comptera sur un outil de formation de plus: un tapis magique. Destiné à l'enseignement des enfants, celui-ci a été acquis l'an dernier et la Corporation souhaite l'installer à l'automne par le biais d'une corvée, avec l'aide de commanditaires.

«On s'attend à ce que clientèle augmente avec le tapis magique et les revenus aussi. Au lieu de faire un client à la fois, on pourra en faire 2 ou 3. Les revenus additionnels serviront à payer la personne de plus nécessaire pour opérer le tapis, qui pourra aussi servir au public, pas seulement à l'école», fait valoir Ginette Bertrand.