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Une équipe 100 % abitibienne au Tour de l'Abitibi pour Iamgold


Publié le 16 juillet 2017

Olivier Hamel, lors de la Classique Yves Lacombe disputée à Amos, le 10 juin.

©TC Média - Martin Guindon

Pour la première fois de ses 6 ans d'histoire, l'équipe junior Iamgold n'alignera que des coureurs abitibiens cette année au Tour de l'Abitibi, qui s'ouvrira le 17 juillet à Amos.

«C'est la première année qu'on n'a pas besoin de d'inviter un ou des coureurs de l'extérieur. C'est aussi la première fois qu'on commence la saison avec neuf gars. C'était un peu le pari qu'on faisait, en se disant qu'on perdrait au moins trois coureurs dans les sélections nationale et provinciale. Notre objectif, c'est de permettre à tous nos cyclistes de pouvoir participer à la grosse course chez nous, alors c'est une très bonne nouvelle», affirme l'entraîneur Christian Deshaies.

Si l'équipe régionale est privée des services des Amossois Charles-Étienne Chrétien (Canada) et Félix Boutin (Québec), en plus du Trifluvien Guillaume Davidson (Canada), elle pourra à tout le moins compter sur l'excellent Olivier Hamel. L'Amossois en sera à sa deuxième participation; il a terminé au 28e rang du classement général en 2016.

«C'est une surprise de l'avoir encore avec nous, surtout qu'il fini dans le top 20 lors des étapes sur route au Tour l'an dernier avec l'équipe du Québec. Il avait aussi fait un top 10 dans l'étape de Malartic. C'est clair que c'est notre top gun cette année. C'est la première fois qu'on peut faire le Tour avec un gars qui a un aussi fort potentiel», estime Christian Deshaies.

Difficile à évaluer

Maxime Périgny (Amos), qui a causé de belles surprises au Tour l'an dernier, et les coureurs de 1re année Thomas-Louis Deshaies (Amos), Simon Dubuc (Val-d'Or) et Thomas Fortier (Rouyn-Noranda) complètent la formation régionale.

«C'est quand même difficile à évaluer parce qu'on n'a pas vraiment fait d'autres courses sur le plat comme celles du Tour. Comment vont-ils performer sur de tels parcours? Ce qu'on a connu de plus proche, c'est le championnat canadien, où on a eu une belle surprise avec la 6e place de Thomas-Louis Deshaies. Il pourrait donc causer de belles surprises. Les autres gars ont eu des malchances, alors difficile de savoir comment ils vont s'en sortir», confie Christian Deshaies.

D'abord les étapes

Selon lui, Simon Dubuc pourrait aussi obtenir de bons résultats, lui qui performe bien au contre-la-montre et qui est assez fort pour terminer chaque étape dans le peloton. Philippe Gélinas, en dépit d'un début de saison difficile, pourrait aussi tirer son épingle du jeu. Sinon, il s'agira surtout d'apprentissages pour Maxime Périgny et Thomas Fortier, qui vivent leur première réelle saison de compétition en vélo sur route.

Quant à l'équipe, elle pourrait jouer le classement général si les choses se passent plutôt bien lors des premières étapes et si le contre-la-montre ne permet à personne de prendre plus de 30 secondes d'avance. «On n'a jamais vraiment eu cette option, mais ça pourrait vite devenir un plan b ou un plan c cette année», croit-il.