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Postes abolis à l’Hôpital de Rouyn-Noranda


Publié le 10 novembre 2017

La réorganisation du personnel clinique et administratif se poursuit au Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue. Après Amos, c’est à Rouyn-Noranda que les mesures s’appliquent.

©TC Media – Archives

Plusieurs postes ont été abolis à l’Hôpital de Rouyn-Noranda au cours des derniers jours. Ces abolitions seraient en lien avec une transformation clinique similaire à ce qui a été fait à Amos.

Le nombre exact de postes abolis pour l’ensemble de l’Hôpital de Rouyn-Noranda n’a pas été précisé. La rédaction a appris de la part d’une source qui désirait conserver l’anonymat qu’au moins huit postes avaient été abolis, dont le sien, uniquement dans l’unité de médecine-chirurgie située au 3e étage.

«Nous amorçons à Rouyn-Noranda une transformation clinique comme celle d'Amos afin de renforcer les services de première ligne et ainsi diminuer les besoins en hospitalisation.
Tous les détails de cette transformation et le portrait des postes transformés ou abolis ne sont pas encore fixés. Par contre, il n'y aura pas de pertes d'emploi, compte tenu des besoins actuels du CISSS, et ce, pour bon nombre de titres d'emplois cliniques et administratifs», a fait savoir la chef d’équipe en communication du Centre intégré de santé et des services sociaux Renée Labonne.

À l’emploi de l’hôpital depuis 30 ans, notre source a indiqué être sous le choc. Des rencontres avaient eu lieu dernièrement pour expliquer les changements prévus pour les infirmières et préposées du service, mais elle n’avait jamais su que les changements toucheraient également les emplois cléricaux.

Syndicat

Le conseiller syndical Stéphane Lachance, qui représente les employés administratifs du CISSSAT auprès du Syndicat canadien de la fonction publique, a confirmé qu’il y avait eu de nombreuses abolitions de postes au cours des derniers jours. Il n’était cependant pas en mesure de nous indiquer un nombre précis, puisqu’il est mis au courant de la situation au fur et à mesure.

«Il faut être prudent lorsqu’on parle d’abolition de postes, parce que cela n’a pas pour résultat direct des pertes d’emploi. Les personnes dont le poste a été aboli pourront faire la demande pour accéder à un autre poste au sein de l’établissement», a fait valoir M. Lachance.

Un jeu de chaise musicale sera à prévoir au cours des prochaines semaines. Le conseiller syndical croit que l’abolition de postes au sein du CISSSAT est loin d’être terminée.

«Je vous rappelle que le CISSS a encore des millions à récupérer. Malheureusement, cela se fera sur le dos des travailleurs, qui vont vivre encore plus dans un climat d’insécurité. J’ai de la difficulté à croire qu’au final, aucune personne ne perdra son emploi», a ajouté M. Lachance.

Employeur de choix, vraiment?

Sylvain Lachance déplore le climat d’incertitude que l’abolition de postes crée chez l’ensemble des membres qu’il représente.

«Le CISSS indique que son taux d’absentéisme ne fait que grimper et qu’il y a de plus en plus d’arrêts de travail. L’abolition de nombreux postes n’aidera pas à régler la situation. Tout le monde est sur les nerfs et surchargé en ce moment», a-t-il dit.

M. Lachance a rappelé que le CISSS se targue d’être un employeur de choix. «Ce n’est plus le cas. Le CISSS n’est pas à l’écoute des besoins de ses employés. Tu ne peux pas prétendre quelque chose et faire son contraire», a-t-il laissé entendre.