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Tempête sur le déneigement à Malartic


Publié le 5 décembre 2017

Le maire de Malartic, Martin Ferron.

©Photo – Archives

À ne pas inviter au même party de Noël, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et la Ville de Malartic.

C’est la tempête entre les deux instances au sujet du déneigement. D’un côté, le syndicat blâme la Ville d’avoir octroyé en sous-traitance des contrats à des entrepreneurs privés pour le déneigement des stationnements de l’hôtel de ville, du Centre Michel-Brière, des deux garages municipaux et d’une douzaine de rues collectrices ou parties de rues, au lieu de faire exécuter le travail par ses employés cols bleus.

De l’autre, le maire de Malartic, Martin Ferron, explique cette décision par une amélioration du service tout en reprochant au syndicat de «crier au loup». «C’est notre droit de gestion (d’aller en sous-traitance), la convention collective le permet s’il n’y a aucune perte d’emploi», fait-il remarquer.

Au SCFP, on s’interroge sur la pertinence de confier ces travaux à des sous-traitants. «Partout au Québec, nous mettons systématiquement les municipalités au défi de comparer les coûts entre la sous-traitance et le travail à l’interne. Or, dans la grande majorité des cas, le coût à l’interne est inférieur, mentionne Stéphane Lachance, conseiller syndical pour le SCFP, dans un communiqué de l’organisation.

«Nous trouvons regrettable qu’il n’y ait pas eu d’évaluation des coûts à l’interne. Nous sommes très confiants que les cols bleus seraient sortis gagnants de la comparaison, poursuit-il. Dorénavant, les équipes de déneigement des cols bleus ne vont couvrir qu’une partie de la municipalité, ce qui n’a pas de sens. Tant qu’à les déployer avec leur équipement, aussi bien leur confier tout le territoire», estime M. Lachance.

«Qu’est-ce qu’ils ont à chialer?»

Pour le maire Ferron, par contre, faire appel à la sous-traitance va dans la logique des choses.

«Nos équipes étaient à pleine capacité et on recevait des dizaines et des dizaines de plaintes concernant le temps de réponse. Suite à une analyse à l’interne, nous avons pris cette décision dans le but de mieux desservir le territoire, affirme-t-il. À 95 000 $ pour entretenir certaines rues à contrats au lieu des 200 000 $ que pourraient coûter quatre nouvelles embauches pour améliorer le service, la Ville et les citoyens sont gagnants», fait valoir Martin Ferron.

N’étant pas du genre langue de bois, celui-ci dit avoir du mal à comprendre cette sortie du SCFP. «C’est une drôle de réaction et un manque de respect de la part du syndicat envers la Ville et les gens de Malartic, avance M. Ferron. Qu’est-ce qu’ils ont à chialer? Ils crient au loup. Le but n’est pas de couper dans les services, ni des employés, ni des heures. Nous réinvestissons dans le service et personne ne perd de temps de travail là-dedans», invoque-t-il.