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Faire des sports d’hiver en compagnie de son chien


Publié le 10 janvier 2018

Thalia Rodrigue pratique la trottinette des neiges avec ses chiens Niska et Nokian depuis quelques années.

©L'Écho abitibien/Le Citoyen – Sophie Rouillard

LOISIR. L'engouement autour des sports canins attelés prend de plus en plus d'ampleur au Québec. À Val-d'Or, l'organisme Sports canins Abitibi compte près de 200 adeptes et curieux. Cet hiver, ces sportifs peu conventionnels et leurs compagnons à quatre pattes feront du skijoring ou de la trottinette des neiges.

Selon Thalia Rodrigue, spécialiste en trottinette pour l'organisme Sports canins Abitibi, à peu près n'importe quel chien peut tirer ce genre de petit traîneau. «C'est sûr qu'il faut un minimum de poids, explique Mme Rodrigue. À partir de 20 livres, c'est envisageable, mais le chien ne pourra pas tirer seul la trottinette.»

Selon la taille et la marque, le prix d'une trottinette des neiges peut varier de 250 $ à 500 $. «C'est dur d'en trouver des usagés, reconnaît Thalia Rodrigue. Les gens se les arrachent. En région, en plus, il n'y a pas de fournisseurs, donc il faut absolument en commander de l'extérieur.»

Le bon harnais

En plus du traîneau, il faut une longue corde de type bungee qui relie la trottinette aux chiens et qui absorbera les chocs. Finalement, les animaux sont munis de harnais qui répartit la charge afin que les animaux ne soient pas gênés dans leurs mouvements.

Comme le canicross, où le chien est relié à son maître par un harnais et une corde bungee, en skijoring, le propriétaire porte une ceinture reliée à une corde de deux mètres qui le rattache à sa bête.

«Les gens font souvent l'erreur d'utiliser un harnais de marche pour faire des sports attelés, ce qui est une grave erreur, indique Marielle Harvey, spécialiste de skijoring. Ça bloque les épaules et ça peut blesser le chien.»

De plus, il n'est pas recommandé d'être un débutant en ski pour s'adonner à ce sport. «Il faut avoir une bonne base avant de vouloir se lancer dans le skijoring, confirme Mme Harvey. Si on tombe sans arrêt, que ce soit sur l'animal ou non, cela peut finir par le décourager à tirer son maître chaque fois.»

Une question de personnalité et d’âge

Même si la plupart des races de chiens peuvent être attelées devant une trottinette ou des skis, les deux spécialistes assurent que la personnalité des animaux joue également dans le succès de ces sports.

«Certains chiens n'aiment tout simplement pas ça, signale Marielle Harvey. Quand on voit que l'animal n'a pas de plaisir ou d'intérêt, ça ne sert à rien de pousser. Il faut que cela demeure une activité positive pour l'humain et l'animal.»

De plus, il faut éviter de faire tirer un chien en bas âge. «Ça dépend des races, évidemment, précise Mme Harvey. Il est préférable de commencer lorsque la croissance est terminée. Un Berger allemand, par exemple, grandira jusqu'à ses 18 mois, tandis qu'un Husky aura terminé à 12 mois.»

Bien que la Ville de Val-d'Or ait récemment interdit l'accès aux chiens dans les sentiers de raquette de la Forêt récréative, Thalia Rodrigue et Marielle Harvey demeurent optimistes.

«C'est triste, car nous n'avons jamais eu de problèmes ou de plaintes lors de nos sorties, soupire Mme Harvey. J'espère que nous aurons toujours le droit d'y aller l'été, car ce sont de beaux sentiers pour courir, ou que nous arriverons à un accord avec la Ville.»

Pour le moment, Sports canins Abitibi a une entente avec le Club de motoneige de Val-d'Or pour que les propriétaires de chiens puissent circuler sur une partie d'un sentier du club.

«Nous avons un beau partenariat avec eux, assure Thalia Rodrigue. Nous sommes en ce moment en projet pilote pour avoir l'accès à des sentiers, mais nous préférons attendre de voir si ça marche avant d'inviter les gens à s'y rendre.»

Pour plus d'information ou pour prendre part à des essais en groupe, rendez-vous sur la page Facebook de Sports canins Abitibi.