Sections

Un projet de 25 M $ pour le CFP du Lac-Abitibi


Publié le 10 janvier 2018

Les installations actuelles du CFP du Lac-Abitibi ne conviennent plus à la demande du marché et des étudiants.

©Photo Le Citoyen – Marc-André Gemme

La direction du Centre de formation professionnelle (CFP) du Lac-Abitibi, situé à La Sarre, va bientôt déposer un projet au ministère de l’Éducation afin de construire deux nouveaux pavillons. Les coûts du projet s’élèveront à plus de 25 M $.

La Sarre pourrait donc bientôt accueillir un nouveau centre d’innovation en mécanique de machinerie de mines et en entrepreneuriat. «On devrait déposer le projet au début février. On a obtenu des lettres d’intention de l’UQAT et du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et nous allons aller chercher des lettres similaires de la part de différentes entreprises afin d’obtenir leur support», a expliqué le directeur du CFP, Yves Dubé.

Bien qu’il n’y ait pas de date officielle pour le début des travaux, le directeur espère que le tout sera réalisé d’ici les cinq prochaines années.

«Comme nous sommes en année d’élection, on espère que le gouvernement va se dépêcher à faire des annonces positives, a mentionné M. Dubé. On a déjà vu des projets de ce genre se réaliser en 24 mois, alors pour le moment, on espère pour le mieux.»

Deux nouveaux immeubles

Les deux nouveaux édifices seraient situés sur le terrain actuel du CFP. «On a deux garages qui sont désuets et qui seront démolis, a détaillé Yves Dubé. Le premier immeuble comprendra deux étages. Au premier, il y aura trois ateliers distincts, alors qu’à l’étage, on retrouvera la chaire de recherche de l’UQAT et les locaux du Cégep.»

Le deuxième édifice sera localisé à proximité de la piscine de la Polyno. «En ce moment, c’est un parc clôturé qui contient des équipements. On va agrandir sur la moitié de ce cet espace. Le rez-de-chaussée servira d’entrepôt pour nos équipements miniers et en haut, on va avoir des laboratoires en électronique, en informatique et en pneumatique, un simulateur et une salle de conférence», a précisé M. Dubé.

À ces deux immeubles va également s’ajouter une résidence étudiante de 50 logements pour pouvoir accueillir de nouveaux élèves de l’extérieur de la MRC et ceux de l’étranger.

Centre de mécatronique

«Le Cégep est fier d’annoncer qu’il sera davantage présent sur le territoire de l’Abitibi-Ouest grâce au partenariat avec la Commission scolaire du Lac-Abitibi, a déclaré son directeur général, Sylvain Blais, lors du Déjeuner de la bonne année organisé par la SADC d'Abitibi-Ouest. Ce qu’on souhaite, c’est d’intégrer ce nouveau bâtiment dans une attestation d’études collégiales en mécatronique.»

La mécatronique touche à l’automatisation et à la programmation de robots. «Ce serait une suite logique pour les cours de mécanique de mine, d’engins de chantiers et de véhicules lourds routiers, a fait valoir Yves Dubé. Ce serait également une bonne manière de nous positionner au niveau régional et provincial pour assurer la formation des mécaniciens de demain.»

Nouvelle chaire de recherche

À l’heure actuelle, l’UQAT compte déjà une chaire de recherche sur les biomatériaux à La Sarre. Une nouvelle chaire de recherche en génie mécanique serait également mise en place dans les nouveaux immeubles du CFP.

«Il n’y a pas de chaire de recherche en génie mécanique en région à l’heure actuelle, alors ce serait un bon atout pour nous, a signalé M. Dubé. Mais pour financer la chaire, on va devoir trouver des partenaires financiers au privé.»

Recruter des enseignants

Depuis longtemps, les entreprises de la région se plaignent du manque de main-d’œuvre qualifié. On peut donc se demander si le nouveau centre sera en mesure d’attirer les enseignants requis pour répondre à la demande.

«Présentement, j’ai une bonne équipe d’enseignants. On va changer notre façon de faire pour maintenir l’équipe en place, a expliqué Yves Dubé. En déployant notre offre de service, autant à l’interne qu’à l’externe, et en se déplaçant, ça devrait maintenir un bon pool d’enseignants expérimentés.»

L’agrandissement du centre pourrait également être une des solutions pour pallier au manque de main-d’œuvre de la région. «Ça pourrait non seulement aider à régler le problème, mais ça pourrait faciliter le perfectionnement des employés actuels qui travaillent dans les mines», a ajouté le directeur.

La Sarre, centre de formation minier

Grâce à ce centre, la ville de La Sarre pourrait même devenir la référence en formation minière pour la province.

«C’est un projet interordre, qui touche autant les niveaux d’enseignements secondaires que le Cégep et l’Université. C’est donc très positif pour l’économie de l’Abitibi-Ouest et de la Ville de La Sarre», a souligné Yves Dubé, cette fois à titre de maire.