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Partenariat historique entre la Fonderie Horne, l’UQAT et sa fondation

L’université régionale élaborera la restauration minière de l’avenir


Publié le 12 avril 2018

Comme l’a révélé Louis-Charles Bélanger, ce partenariat unique en son genre entre la Fonderie Horne, l’UQAT et sa fondation se traduira notamment par la création d’une nouvelle Chaire institutionnelle sur la renaturalisation des parcs à résidus.

©La Frontière/Le Citoyen - Patrick Rodrigue

Grâce à un partenariat historique entre la Fonderie Horne, l’UQAT et sa fondation, l’université régionale jettera les bases de ce qui pourrait bien devenir rien de moins que l’avenir de la restauration de sites miniers.

Le 12 avril, les trois partenaires ont annoncé la signature d’une entente de 500 000 $ sur cinq ans qui visera à établir le meilleur scénario possible pour la réhabilitation du parc à résidus Quémont 2 de la Fonderie Horne, dont la vie utile arrivera à terme entre 2022 et 2024.

Bien plus que du mécénat

«En 90 ans d’existence, il s’agit de notre premier partenariat avec l’UQAT, a déclaré le directeur général de la Fonderie Horne, Claude Bélanger. Dans le cadre de notre 90e anniversaire, nous voulions léguer quelque chose de structurant et de significatif pour la population. Nous avons donc opté pour l’avancement des connaissances sur la renaturalisation de sites industriels.»

«Ce partenariat, c’est bien plus que du mécénat, a fait valoir Louis-Charles Bélanger, vice-président au développement de la Fondation de l’UQAT. Outre la création d’une nouvelle Chaire institutionnelle sur la renaturalisation des parcs à résidus, les retombées se feront sentir à l’échelle de tout le Québec.»

Trois phases

Ce partenariat, qui génèrera plus de 2 M $ en projets de recherche, mettra en commun l’expertise des deux instituts de recherche de l’UQAT, soit celui en mines et environnement (IRME) et celui sur les forêts (IRF). Sept chercheurs et plusieurs étudiants à la maîtrise et au doctorat y contribueront, à travers trois phases.

«Dans un premier temps, nous allons évaluer l’écoulement des eaux souterraines et établir le portrait géochimique des eaux souterraines et de surface. Nous vérifierons également les interactions entre le parc Quémont 2 et l’environnement afin de nous permettre de quantifier et de qualifier l’impact d’une restauration sur la qualité des eaux», a expliqué Vincent Cloutier, directeur de l’IRME et directeur scientifique du Groupe de recherche sur l’eau souterraine.

De son côté, l’équipe du professeur Abdelkabir Maqsoud caractérisera les matériaux qui pourraient être utilisés pour la réhabilitation du site. «Nous voulons notamment valoriser les matériaux issus du traitement minier et recourir à des essences végétales pérennes qui n’affecteraient pas la qualité des travaux», a-t-il précisé.

Enfin, le professeur Benoît Lafleur et son équipe de l’IRF identifieront les techniques de revégétation les plus prometteuses. «Nous voulons rétablir des écosystèmes fonctionnels en commençant par les lichens, les mousses et la couverture morte pour aboutir, on l’espère, à une vraie forêt, a-t-il indiqué. Nous évaluerons aussi la biodiversité et le bilan de carbone des îlots de végétation.»

Retombées durables

En plus de doter la Fonderie Horne du scénario optimal de restauration de Quémont 2, les travaux de l’IRME et de l’IRF généreront des retombées durables, alors que l’acquisition de connaissances hydrogéologiques et géochimiques pourra servir à restaurer d’autres sites ailleurs au Québec. «Nous allons également élaborer des lignes directrices pour reconstituer les sols et les peuplements forestiers aussi bien dans les parcs à résidus miniers que sur les affleurements rocheux et les sols minéraux dénudés», a fait savoir le professeur Lafleur.