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Cinq ans de plus pour le projet Horne 5


Publié le 10 novembre 2017

Signe de la volonté ferme de Ressources Falco de s’implanter en sol québécois, les actionnaires de la société ont voté en faveur d’une résolution visant à modifier son statut constitutif afin d’y inclure officiellement le nom en français, aux côtés du nom original en anglais. Sur la photo, le PDG de Falco, Luc Lessard.

©TC Media - Patrick Rodrigue

Alors que la durée de vie prévue du projet Horne 5 est d’actuellement quinze ans, Ressources Falco pourrait bien y ajouter au moins cinq années supplémentaires.

Le gisement de Rouyn-Noranda comporte l’équivalent de 5,4 millions d’onces d’or indiquées et de 1,3 millions d’onces d’or présumées. La majeure partie du minerai indiqué est concentrée entre 600 et 2000 mètres de profondeur. C’est cette section que Falco prévoit actuellement miner.

«Par contre, si nous incluons la zone sous la barre des 2000 mètres, là où se retrouvent les onces présumées, nous allons dépasser les 20 ans de durée de vie, c’est bien certain», a indiqué Luc Lessard, PDG de Falco, lors de l’assemblée générale des actionnaires, qui pour la première fois dans l’histoire de la société s’est déroulée à Rouyn-Noranda, le 10 novembre.

Gisement à faible teneur

Horne 5 est un gisement à faible teneur, avec des concentrations de 1,44 grammes d’or et 14,1 grammes d’argent par tonne de minerai ainsi que de 0,17 % en cuivre et 0,77 % en zinc. «Nous allons récupérer tous les métaux», a mentionné M. Lessard. Falco prévoit en extraire quelque 80 millions de tonnes de minerai, à un rythme de 15 000 tonnes par jour, pour une production d’environ 220 000 onces d’or par année.

Une ancienne mine sera restaurée

L’assemblée générale a aussi été l’occasion pour Falco d’annoncer la conclusion d’une entente pour la disposition des résidus qui ne seront pas retournés sous terre. La société a arrêté son choix sur le site de l’ancienne mine Norbec, située à quelques kilomètres au sud-ouest du quartier D’Alembert.

«C’est un site déjà impacté par les opérations minières, a signalé Luc Lessard. Nous y acheminerons nos résidus à partir de 18 kilomètres de conduites. Ces résidus, qui ne seront pas générateurs d’acide, serviront à recouvrir le site afin d’en compléter la restauration.»