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Ils conçoivent un jeu d'évasion mobile


Publié le 12 novembre 2017

Jérémie Riopel et Jonathan Jolin posent devant leur jeu d'évasion mobile avec les affiches soulignant la réussite ou l'échec des équipes dans leur tentative d'évasion du scénario Le Bunker.

©gracieuseté

ENTREPRENEURIAT. En mettant sur pied Évasion AT, les Amossois Jonathan Jolin et Jérémie Riopel n'ont pas seulement flairé la bonne affaire que peut représenter un jeu d'évasion en Abitibi-Témiscamingue. Ils en ont conçu une version mobile assez unique au Québec.

Les jeux d'évasion, pour lesquels l'engouement est croissant, consistent à enfermer un groupe de personnes dans une pièce. Dans le cadre d'un scénario, ils doivent s'en évader en répondant correctement à une série d'énigmes qui leur permet de progresser vers la sortie. Le tout se joue contre la montre.

«Il y a un an, j'étais à Montréal avec des amis dans un bar et on a décidé d'aller faire un jeu d'évasion qui était situé tout près. Nous étions quatre et nous avons invité des inconnus rencontrés au bar. On nous a enfermés sans nos téléphones intelligents. On n'avait pas le choix de se parler et de s'aider pour résoudre les énigmes. Et c'est là que je me suis dit: mais pourquoi on n'a pas ça en Abitibi-Témiscamingue?», se souvient Jérémie Riopel.

À son retour, il a partagé son idée avec un collègue de travail au Centre Santé Forme. «J'ai plein d'amis qui disent toujours qu'il n'y a rien à faire ici dans la région et qu'il faut aller à Montréal pour avoir du fun. Je me demandais ce qu'on pourrait faire ici. Alors quand Jérémie m'a parlé de ce projet, je me suis dit que c'était une excellente idée», raconte Jonathan Jolin.

Un jeu mobile

Plutôt que de se confiner à un local dans une ville de la région, les deux entrepreneurs ont choisi d'aménager une remorque de 8 x 21 pieds. Ils peuvent ainsi offrir leurs services à la grandeur de l'Abitibi-Témiscamingue. Une formule assez unique au Québec, mais qui existe déjà aux États-Unis et en Europe. «Mon père nous a fait don de la remorque. Nous avons aménagé l'intérieur selon les besoins du scénario», explique Jonathan, qui travaille au sein de l'entreprise familiale Coffra-Tech en plus d'être aux études.

«On a fait des recherches et on a trouvé des fournisseurs de scénarios pour les jeux d'évasion. Il a fallu les adapter à notre vision et à notre concept de jeu d'évasion mobile. Notre premier scénario, Le Bunker, peut se jouer en équipe de 2 à 6 personnes. Il peut être d'une durée de 30 ou 60 minutes», précise Jérémie, qui termine des études en technique d'intervention en délinquance en plus de travailler chez Clair Foyer.

Pour toutes les occasions

Évasion AT peut organiser ses propres événements, comme il l'a fait les 28 et 29 octobre à Amos, mais il peut aussi être loué pour toutes sortes d'événements, des fêtes d'amis aux mariages en passant par les festivals et les partys de bureau.

«C'est excellent pour faire du team building. Ça va chercher tout le travail d'équipe. On a besoin des forces de chacun, de leadership, de communication, etc. Et c'est un jeu vraiment amusant. C'est difficile d'expliquer exactement ce que ça fait vivre. C'est immersif, on embarque dans l'histoire, il y a le stress du chrono. Il faut le vivre une fois pour comprendre le feeling que ça procure», souligne Jérémie, qui souhaite élaborer d'autres scénarios.

Des projets

La remorque n'est pas adaptée pour l'hiver, mais Évasion AT est déjà en train de résoudre ce problème. «On développe actuellement une pièce mobile qui pourra occuper un espace allant de 8 x 8 pieds à 12 x 12 pieds dans une salle intérieure», fait savoir Jonathan.