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La succursale de la Banque Laurentienne à Rouyn-Noranda fermera ses portes

Celle d'Amos aussi


Publié le 13 avril 2018

La succursale de la Banque Laurentienne à Rouyn-Noranda disparaîtra à la mi-août.

©Photo La Frontière/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les clients de la Banque Laurentienne n’auront plus de point de service à Rouyn-Noranda à partir de la mi-août. La succursale sera fusionnée avec celle de Val-d’Or, qui continuera d’offrir les services.

Cette nouvelle arrive dans la foulée de l’annonce de la fermeture de la Caisse de l’Éducation de Rouyn-Noranda.

Ainsi, l’érosion des services financiers offerts en personne se poursuit. Il y a aussi de moins en moins de guichets automatiques institutionnels disponibles sur le territoire de Rouyn-Noranda. Par contre, il y a multiplication des guichets de type ATM, où les usagers doivent débourser des frais pour retirer leur argent.

La succursale d’Amos devrait aussi fermer ses portes.

Deux guichets disponibles à Rouyn-Noranda

Le guichet automatique de la rue Perreault Est sera retiré. Les clients de la Banque Laurentienne auront quand même accès à deux guichets faisant partie du réseau Exchange sans frais supplémentaires. Ces guichets sont situés à la succursale de la Banque Nationale sur l’avenue du Lac et à Place Rouanda.

«Les clients changent leurs habitudes. Nous enregistrons une réduction des visites en succursale pour les services transactionnels de base. Les gens vont préférer utiliser d’autres moyens en libre-service pour faire leurs transactions de base, que ce soit le guichet automatique ou nos services télébancaires par téléphone ou en ligne. Quand ils se déplacent, c’est pour venir chercher un conseil», a confié Hélène Soulard, vice-présidente adjointe aux communications à la Banque Laurentienne.

Cinq employés affectés

Cinq employés seront affectés par la fermeture. «Ce sont des emplois syndiqués, et les dispositions de la convention collective s’appliqueront. Il peut y avoir plusieurs mécanismes s’ils veulent supplanter un poste. Chaque personne pourra décider selon sa situation», a ajouté M. Soulard.

Pour la partie syndicale, ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle. Déjà que les relations entre le syndicat et l’employeur ne sont pas très bonnes alors que les deux parties sont en négociations pour le renouvellement de la convention collective. «Nous sommes rendus en conciliation avec le conseil canadien des relations industrielles. C’est ardu. Ils veulent faire de grosses transformations. J’ai l’impression qu’ils ne veulent plus donner de service en région, les clients ne vont pas déménager et les employés ne veulent pas déménager. Les Montréalais calculent mal les distances», a expliqué Denis Fréchette, conseiller SEPB-FTQ. Les employés qui ne voudront pas déménager pourront bénéficier d’une prime de départ. M. Fréchette croit qu’il est prématuré de cesser les services en personnes pour s’orienter vers les services en ligne. «Ils disent que 65 % des adultes ont déjà expérimenté une ou l’autre des plateformes électroniques. Il demeure que 35 % des adultes ne l’ont pas fait», a-t-il souligné.